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ACTE DEUXIÈME

(Au château de Montelupo.) SCÈNE PREMIÈRE.

LIVERANI, vieillard paralytique, sur un fauteuil, ROLAND. LIVERANI.

Roland, quel était donc ce bruit que j'ai entendu sur le Vésuve il y a environ une heure ?

ROLAND

Ce ne peut être que votre fils Lupo, qui donnait la chasse aux sangliers de la forêt.

Je n'ai pas entendu le son des cors et les aboiements de la meute. Roland, mon fils est peut-être

aux prises avec les brigands qui désolent le pays !

ROLAND

Quand cela serait, noble seigneur, il les disperserait comme une vile canaille. Il lui suffirait de se montrer.

Je ne comprends pas qu'ils viennent si près de notre château. Les temps sont bien changés, Roland ! Dans ma jeunesse, des bandits n'eussent pas osé poser le pied sur les terres de Montelupo !

ROLAND

Les jeunes seigneurs d'à présent s'absentent plus souvent de chez eux : les plaisirs de la ville...

Mon fils est souvent à Naples. Je suis content qu'il y soutienne l'honneur de sou nom, et j'espère qu'il y fera un mariage digne de lui. Je trouve bon qu'il prenue du plaisir, il n'est que trop occupé de ma triste existence de vieillard et d'infirme; mais n'est-ce pas lui que j'entends? Va

(ÎOUC VOIT. [Roland va au fond. Entre Lupo.

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