SCÈNE IV
Les .Mêmes, LE COM.M.ANDEUR.
(Le chant continue en trio.)
LE COMMANDEUR, Se montrant.
Elle a raison, en verile :
Mui, son futur, je suis flatté D’épouser une conquérante.
LA COMTESSE, souriatit à la baronne.
Tu t’entends!;
LA BARONNE, souriant au commandeur.
Vous n’avez pas peur ?
LE COMMANDEUR
Peur ? au contraire, sur l’honneur !
(A la comtesse.)
Brillez, charmez, c’est de votre âge j Au lieu de me montrer jaloux,
Tous vos succès, je les partage,
J’en suis glorieux avec vous.
Eu liberté qu’on vous admire Et qu’auprès de vous on soupire,"
J’y consens, et je n’ai pas peur.
Vous êtes brillante et coquette.
Hais jamais aucune défaite N’a terni votre fier honneur.
Charmez, brillez, etc.
LA BARONNE, OU commandeur.
Ainsi, vous lui passez, vraiment.
Ses goûts ardents pour la conquête?
LE COMMANDEUR
Oui, très-volontiers, je m’y prête.
LA BARONNE
C’est charmant !
LA COMTESSE, c’est charmant !
LE COMMANDEUR, virement.
Pourvu, cependant.
Ma condition est expresse,
{Désignant la comtesse.)
Que ma femmejamais n^accepte un conquérant.
LA COMTESSE
Je vous l'ai dit, comptez sur ma promesse.
Nul no possédera mon cœur,
Pas même vous, cher commandeur !
LE COMMANDEUR, lui baisant la main.
Cette raain-là suffit à mon bonlieur.
LA baronne, gaiment.
c’est nn mariage.
Qui n’a pas d’égal...
Le cœur s’en dégage.
C’e.si original !