ACTE l; I
LA COMTESSE, dû même.
Hans aucun ménage,
' Lien cuiijugal
N’eùt jamais, je gage,
Avantage égal.
LE COMMANDEUIt.
c'est un mariage Fort original !
Le cœur s’en dégage.
Vraiment, c'est loyal !
ENSEMBLE en trio.
•Non, jamais de jaiousie !
c'est le tourment de la vie.
Loin de nous cette folie !
Toujours (lu’tîlle soit bannie !
LA BAiioxNE, au commandeur.
ui\e fois mariés, tous ces concuiTenls, qui f roui l.i c'H'Mir à votre femme, ne vous porteronl pas ombrage ?
LE COMMANDEUR
Du tout I... un seul serait bien plus dangereux.
Comment?
LE COMMANDEUR
Oui... quand il y a foule de prétendants et succes.sion rapide (l'iiommages autour d’une beauté, le second adorateur la dis- II ait du premier; le troisième du second ; le quatrième du Iroir.icme,. ainsi de suite; et tandis qu’on lui tend la main a dioile, U gauche.de tous les côlés, le grand nombre de ces demandeurs d'aumônes fait qu’elle ne donne a aucun... Elle se conicnle do dire à tous : Dieu vous assiste 1
(Il prend une prise de tabac.)
LA BARONNE, sourkmt.
Allons, commandeur, je ne vous croyais pas autant de sen* et d'espi'it.
LE COMMANDEUR, ODéC fatuité.
IMus vous me connaîtrez, mesdames, plus vous découvrirez en moi des qualités qui... Ainsi, c’est convenu.
LA COMTESSE
Cependant...
LE COMMANDEUR, l'interrompant.
D’ailleurs notre mariage n'est pas un mariage d’amour, mais un mariage de convenance... ce sont les plus raisonnables... Vous êtes sœurs et veuves toutes deux; vous avez en commun ce beau domaine sur lequel j’ai des prétentions... Vous vous y \ilaisez infiniment; moi. je ne me porto bien qu’ici... ponrqmd plaider et nous coasser? Je vous ai propo-ié un niari.ige pour