‹ La cour de Celimene operacomique en deux actes paroles de M. RosierChapitre 109 sur 110 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

Les MÊMES, ANTONIN, LÉON.

ANTONIN, même costume que tout à l'heure, redingote fermée, paletot; il entraine Léon, qui semble refuser de le suivre.

Je vous dis que j’ai compté sur vous, que je n’accepte aucune défaite^ aucune excuse, et que vous serez mon attaché.

LÉON

&|ais> monsieur...

ANTON19

Mais, monsieur, je l’ai mis dans ma tête, et je ne comprends pas les motifs qui peuvent vous retenir à Paris.

LÉON

I.es motifs... j’en ai deux... {Regardant Henriette.) Le premier...

HENRIETTE

Le premier n’existe plus... ou plutôt n’a jamais existé... Tu (lois partir, Léon.

LÉON

AhI

Tu dois partir.

ALBERT

Tu dois... vous devez partir.

LÉON, regardant Albert avec colère.

Le second motif...

ALBERT

Le second... je sais... une dette d’honneur, que tu crois avoir à payer... ^

- LA DAME AUX TROIS COULEURS

LÉON

Que je crois...

ALBERT

Je suis chargé de t’en donner quittance... ton adversaire est bien sûr maintenant (tendant la main à Henriette) qu’il n’a pas sujet de te demander une réparation... Tu dois partir.

HENRIETTE

Tu dois partir.

Vous devez partir, nous sommes tous du même avis. (Léon s incline devant Albert et Henriette et leur serre la main à tous les deux, en signe d'adieu.) Ali ! enlin ! j’y suis !.. j’ai mon affaire... Respirons! (Il ouvre son paletot et sa redingote, sous laquelle on voit le gilet vert.) J’emmène avec moi, ma femme, mon attaché...

ALBERT, souriant.

Et l’espérance...

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