‹ La cour de Celimene operacomique en deux actes paroles de M. RosierChapitre 14 sur 110 · I.E COMUANDEL'R · texte numérisé non relu

I.E COMUANDEL'R

Comment! vous n’avez pas brûlé plus de poudre que ga ?

LA COMTESSE

Bref, il s’est exalte, passionné, au point qu’il a cherché querelle à un gentilhomme qui prétendait avoir vu plus belle que moi. Ils se sont donné rendez-vous pour le lendemain, à quelques lieues de là... Moi, je suis partie la veille... {Souriant.) mais je me le figure, à son retour, quand il ne me verra plus... parcourant les allées que j’ai parcourues, s’agenouillant aux places où je me suis assise ; planté comme un piquet devant 1 j fenêtre où je lui apparaissais quelquefois ! {Elle rit.)

LA BARONNE

Et tu ne plains pas ce pauvre chevalier ?

LA COMTESSE, souriant.

Je te l’ai dit : je venge notre sexe. Les hommes lui font assez de mal, Dieu merci !

LE COMMANDEUR

Certes I

LA COMTESSE, SB toumont brusquement.

Ce n’est pas pour vous que je dis ga, commandeur, vous êtes une exception... vous n’avez jamais fait pleurer les femmes.

LE COMMANDEUR

Jamais !... ça leur gâte les yeux.

LA BARONNE

Vous les faites plutôt rire, je crois.

LE COMMANDEUR

Toujours !... ça leur fait montrer les dents.

LA COMTESSE

AhI j’aurais bien voulu que vous puissiez voir mon ardent chevalier de Mérac.

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