‹ La cour de Celimene operacomique en deux actes paroles de M. RosierChapitre 20 sur 110 · QUATUOR · texte numérisé non relu

QUATUOR

LA COMTESSE

Chevalier ?

LE CHEVALIER, éperdu.

La voici t

LA BARONNE, Ù part.

Je le plains !

LE COMMANDEUR, à pOTt.

Je vais rire t

LA COMTESSE

Vous ne me dites rien ?

LE C OMMANDEUR, à part.

Elle a fait un muet

D’un gascon 1

LE CHEVALIER, tremblant, à la comtesse.

Pardonnez !

LA BARONNE, à part.

Il tremble 1 LE CHEVALIER.

Votre aspect

M’ôte la voix 1

LE COMMANDEUR, Ù part.

Quel miracle complet !

LA BARONNE. O part.

Quel fâcheux embarras !

LA COMTESSE, à part, fière.

Quel glorieux empire !

ENSEMBLE

^ LA COMTESSE

Par un regard, par un sourire.

Auprès des cœurs avoir accès.

Sans partager ce que j’inspire.

Ail ! quel bonheur et quel succès 1 LE COMMANDEUR.

Voir un rival dans le délire.

Mis à la porte et pour jamais ;

LA COUR Dli CÉLIMÈNK.

Qui tout tremblant fuit et soupire {Il $e détigne.)

Pour un mari, quel beau succès !

LA BARONNE

Par un regard, par un sourire,

Auprès d’un cœur avoir ac«ës,

Sans partager ce qu’on inspire... •

Ah ! loin de moi de tels succès !

LE CHEVALIER

Remettons-nous... De ce délire,

Calmons les dangereux accès.

L’amant timide et qui soupire.

N’obtient jamais de grands succès.

LE CHEVALIER, avBC Sentiment.

Si dans mon cœur vous pouviez lire Ce que ma voix ne saurait dire.

Vous comprendriez mon embarras.

Les amours légers et frivoles.

Sont féconds en vaines paroles ;

L’amour profond sent et ne parte pas !

LA BARONNE, touchêe, à part.

Quelle tendresse !

Pauvre garçon !

LE COMMANDEUR, à part.

Quelle fa. blesse I Pauvre gascon !

REPRISE DR L’ENSEMBLE

Par un regard, etc.

Fin du quatuor.

LA COMTESSE

Eh bien ! monsieur, vous n’avez pas encore triomphé de celle grande émotion?

LE COMMANDEUR, à part.

Cela commence od ne peut mieux I

LA BARONNE, Ô part.

Gomment cela Gnira-t-il ?

LE CHEVALIER

Vous m'encouragez, madame, que vous êtes bonne ! Me voilà remis de mon trouble, et maintenant je crains de trop parler. LA COMTESSE, aoec coquetterie.

Parlez toujours.

Que vous dirai-je? depuis l’instant où vous m’avez laissé deviner vos sentiments, rien ne peut me distraire de vous ! si je veux lire, chaque mot du livre se transforme en votre nom ;

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