SCÈNE II
Les Mêmes, LA BARONNE.
LA baronne, accourant, elle est très-émue.
Ma sœur ! ma sœur !
LA comtesse.
Eh ! mon Dieu ! qu’y a-t-il ?
LA BARONNE
ün évènement terrible !
BRETONNE, ramassant toujours bouquets et billets.
C’est vrai, madame.
LA COMTESSE
Qu’est-ce donc ?
LA BARONNE
Le commandeur que lu as envoyé signifier au chevalier de quitter le château...
LA COMTESSE
Et que je m’étonne de ne pas voir revenir, eh bien?...
LA BARONNE
Il s’est pris de querelle avec lui.
LA COMTESSE, curieuse, vivement.
Viens donc l’asseoir, là, chère baronne, et raconte-moi en détail... (Souriant.) ce que tu appelles un évènement terrible. LA BARONNE, allant s’asseoir.
Ils se .sont provoqués, se sont partagé pour témoins celte douzaine de rivaux, qui se disputent ton cœur.
LA COMTESSE, très-vivement.
Après, après I
LA BARONNE
On a voulu les poursuivre, pour les arrêter; mais ils avaient pris la gondole; Bretonne les a vus traverser la rivière. BRETONNE, qui a ramassé bouquets et fleurs.
J’ai failli me trouver mal.
LA COMTESSE, à Bretonne.
Poltronne 1
LA BARONNE, avec émoLion.
Imagine-toi qu’il s’agit d’un combat de sept contre sept I LA COMTESSE, souriant et se levant.
Ceci me fait grand honneur, car celle affaire est plus consiilérable que celle des lloraces cl dos Cm iaces, qui n’étaicnlque trois contre trois.
LA c: )UR DH GÉLIMÈNE.