ACTE II
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Est franchement Très amusant...
D’un embarras Brusque et fatal Il ne s’est pas Tiré trop mal.
Et de mon plan Je suis content.
D’un embarras < Brusque et fatal Je ne suis pas Sorti trop mal.
l'in dn trio.
LE COMMANDEDR, à la baronne.
Ainsi, noble baronne, voilà qui est convenu , vous aurei la bonté d’étre ma femme, n’est-il pas vrai ?
LA BARONNE
Pardon, c’est aller un peu vite.
LE COMMANDEUR
Je ne me porte bien qu'ici, vous le savez, et...
LA COMTESSE, roilleuse.
Allons, ma sœur, laisse-toi toucher, c’est en effet une balle santé à conserver.
LA BARONNE
Cela demande réflexion.
LE COMMANDEUR
Que diable, je ne suis pas gênant moi t qu’est-ce ^ue je vous demande? un titre, nen de plus, n’ayez pas peur, l'union des esprits, le commerce des âmes, comme dit je ne sais plus qui, dans je ne sais plus quoi.
. LA BARONNE. ^ f
Nous verrons, je ne m’engage pas.
LE COMMANDEUR, à part.
Elle m’épousera.
LA BARONNE, à la comtesse.
Quant à toi, comtesse, quel parti vas-tu prendre relativement au chevalier ?
LA COMTESSE, préoccupée.
Ma position est très-difficile.
LA BARONNE
Il t’a menacée de mille avanies, si tu lui refuses ta main.
LE COMHA^£{m.
Et il est capable de tenir narolel Ëpousez-le, pour vous en débarrasser.
LA COMTESSE
C’est que le chevalier n’est pas, comme vous, commandeur, un mari sans conséquence.
LE COMMANDEUR
Vous dites?...
LA COMTESSE
Une fois sa femme, il me faudrait renoncer à plaire à d’autres, et rie résigner à n’avoir d’empire que sur lui.
C’est raisoanable.
J LA COMTESSE
Mais humiliant pour moi, quand je règne au loin et au large» et que je puis dire, comme un roi d’Espagne, que le soleil ne se couche pas §ur mes états !
LE COMMANDEUR.
Oh ! mon Dieu ! quand il s’y coucherait, où serait le mal ?
LA BARONNE
Et puis, les petits états sont plus faciles à gouverner que les grands.
LE COMMANDEUR, à la comitsse.
D’ailleurs, vdhs êtes forcée, car, si vous ne l’épousez pas, il viendra nuit et jour faire du tintamarre au château... troubler notre sommeil, notre digestion et votre existence particulièrement sera nas tenable. Vous craindrez de vous promener dans le parc, ue peur d’un enlèvement ; vous n'oserez pas reposer dans votre chambre, de peur d’une escalade, et vous redouterez de toucher à vos aliments, de peur d’un nârootique.
LA COMTESSE , alarmée.
Oui, oui, comme vous dites, ce ne serait pas vivre. Eb bien I vois-le, baronne, dis-lui qu’il me doit des excuses pour la scène violente de ce matin, et laisse-iui espérer que plus tard, à force de prévenances et de dévouement, il pourra obtenir ma main... (Soupirant.) el trouver à la place de cette Hère coquette, une femme... (Avec effort.) simple, douce, bonne, et ne désirant que l’amour de son mari I (Elle soupire plus fort.)
LE COMMANDEUR
C’est bien difficile, n’est-ce pas ?
LA COMTESSE, soupirant.
Ah! commandeur I commandeur I j’aurais mieux aimé que ce fût vous.
LE COMMANDEUR
Vous me flattez! (/4 part.) Moi, ça m’est égal, la comtesse ou la baronne, pourvu que je ne quitte pas le château et que ma santé...
LA COMTESSE
Eh bien I commandeur ?
LE COMMANDEUR
Me voilà, belle dame... je suis à vos ordres! (Il sort avec la comtesse. )