ACTE II
LE CHEVALIER
Vous me trouvez loujoilrs trop exalté ?... et encore» je me retiens... que voulez-vous? la joie m'étoufferait, si je ne lui donnais pas une issue I
LA BARONNE
Permettez, chevalier...
LE CHEVALIER
Ah 1 c’est bien vous qui m’étiez destinée ; car c’est à vous que mon cœur s’est adressé d’abord. Vous avez fait semblant, aux eaux d’Aix, de ne pas m’entendre, mais vous m’aviez compris I
LA BARONNE
C’est-à-dire...
LE CHEVALIER
Vous m’aviez deviné 1 oh I maintenant que j’aime votre sœur de m’avoir repoussé 1 elle m’a renvoyé à mon adresse, à mon amour, à mon bonheur I
t\ BARONNE.
Chevalier, il faudrait...
LE CHEVALIER, vivement.
Je vous comprends : il faudrait réparer le temps perdu, hâter notre union ? eh bien, je vais faire porter ici mes bagages.
LA BARONNE, vivement.
Comment, ses bagages!
LE CHEVALIER
Que j’ai laissés dans l’hôtellerie voisine et je reviens à l’instant I {Il lui prend les mains, les haise avec transport et se pré cipite vers le fond où il rencontre le commandeur qu’il culbute.)
LE. COHHANDEOR.
■ Prenez-donc garde !
Ne vous dérangez pas, commandeur... je suis le plus lieureux des hommes; je ne vous en veux plus I {Il disparaît.)