‹ La cour de Celimene operacomique en deux actes paroles de M. RosierChapitre 49 sur 110 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

LA BARONNE, qui rêve, LE COMMANDEUR.

LE COMMANDEUR, arrangeant sa toilette.

11 ne m’en veut plus ? de quoi m’en voudrait-il ? diable de petit bonhomme... Baronne?

LA BARONNE, révant et souriant à elle-même.

Et moi qui me disais que le chevalier me plairait.

LE COMMANDEUR

Baronne ?

LA BARONNE, de même.

11 paraît que je lui plais aussi.

48 LA COUR DE CÉLlMÈNE.

LE COMMANDECR, plus haut et S'avançant.

Vous rêvez, baronne?

LA BARONNE, SB retournant.

£n effet, je pensais...

LE COMMANDEUR, vivement.

A ma proposition de tout-à-l'heure sans doute.

LA BARONNE

Non, je l'avais oubliée.

LE COMMANDEUR

Je vais vous la rappeler.

LA BARONNE

A quoi bon ? <

LE COMMANDEUR

Je vous disais...

LA BARONNE

C’est inutile.

LE COMMANDEUR

Permettez...

LA BARONNE

N’en parlons plus.

LE COMMANDEUR

Vous VOUS moquez.

LA BARONNE

C'est très-sérieux.

LE COMMANDEUR

Vous refusez ma main?

11 le faut.

LE COMMANDEUR

Alors, je suis un homme perdu 1'

LA BARONNE

Vous le seriez bien plus, si j'acceptais.

LE COMMANDEUR

Ohl non, ce n'est pas là votre dernier mot. Vous, si aimable, si compatissante, vous ne repoçisserez pas la passion profonde que vous m’inspirez.

LA BARONNE, nant.

Oh I profonde !

LE COMMANDEUR

Oui, puisqu’il s’agit de mon bonheur, de ma... santé...

LA BARONNE

Laissez-moi alors vous expliquer pourquoi.

LE COMMANDEUR, très rapidement.

Point d’explication, l’amour n’en admet pas. Je vous aime ! je vous adore 1 tout me séduit en vous et quand je songe à la distinction de vos manières, à la finesse de votre esprit , à la

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