SCÈNE IV
LÉON, seul un instant, puis ALBERT.
Son enfant!... Elle y tient! .. et elle m’embrasse comme àtltrefüis...avec la même tendresse... maternelle!... et moi, moi, ce baiser... Allons! décidément, puisque je n’ai pn glisser encore ma déclaration à ma tante, je saurai bien, du moins, me faire comprendre de ma grand’mère !(// rmonte oioemenf bers la^auche ) Eb! mais, une ligure de connaissance !... Ah! c’est lui... c’est Albert!
{Entre en scène par la gauche Albert de Lespar.)
ALIIEHT.
Léon!... mon cher Léon !— Tu es de retour, bravo! tu seras des nôtres.
LÉON
Des vôtres... Ah ! c’est vrai, tu étais do la fête avant moi, et tu vas me dire à quel propos...
ALBERT
A que! propos nous danserons fout à l’heure? Ta tante ne le l’a donc pas révélé?,.. Alors, ce n’est pas à moi qu’il appartient...
LÉON
Cependant, il me semble que moi, qui suis de la famille...
ALBERT
Pourquoi t’en vas-tu, cher ami? Si tu étais resté, tu serais dans le secret... mais moi, je n’ai pas le droit... Parlons d’autre chose ; parlons de toi, de tes bonnes lorlunes... {Geste négatif de Léon.) car je sup[)ose que tu as mené de front, pendant ces dix-huit mois en Lalie, tes premières études diplomatiques et tes premières armes en amour.
LÉON
Eh bien!... eh bien! non, mon ami; je suis resté, pendant mes voyages, fidèle à mes amours de Paris.
ALBERT
Ab bah! avant ton départ, tu aimais donc...
LÉON
A la folie, et pour la vie.
ALBERT
Tant que cela?