‹ La cour de Rome et l'esprit de réforme avant Luther (volume 2)Chapitre 105 sur 416 · Rj^mer, Fœdera, t. I, pars ii, p · texte numérisé non relu

Rj^mer, Fœdera, t. I, pars ii, p

2. Lettre d'Alexandre, du 15 mai 1255, à l'archevêque de Gantorbéry et au sous-diacre Rostand. Rymer, Fœdera, t. I, pars i, p. 196. Le pape, en vue de la guerre de Sicile, releva en outre Henri III de son ancien vœu pour la Terre sainte. Ibid.

3. Matth. Paris, t. V, p. 519, o20. — Rymer, t. I, pars ii, p. 10 et ss.

4. Matth. Paris, ibid. p. 521, 322. — Potthast, Reg. pontif. n» 15864.

ce prince '. Quelques mois après que le traité avait été porté à Henri III, l'armée pontificale, défaite encore une fois par Manfred, dut se replier vers la Terre de Labour ^. Alexandre, craignant pour sa sûreté, jugea prudent de quitter Naples et gagna Anagni, d'où bientôt il se rendit à Rome ^ Dans l'intervalle, le duc de Bavière, oncle et tuteur de Conradin^ faisait parvenir à Manfred un acte par lequel le petit-fils de Frédéric, s'intitulant « roi de Sicile et de Jérusalem et duc de Souabe », lui conférait la régence du royaume ^. Cet acte, en légitimant la résistance de Manfred, donna un nouvel appui à ses armes. Vainement Alexandre, à deux reprises, au mois de février et au mois de juin 1236, écrivit au roi d'Angleterre, le pressant d'envoyer les troupes promises ^. Ce monarque, alors en lutte avec ses barons et mal soutenu par son clergé, demanda au pape un délai pour remplir ses engagements ^ Durant ces Iiésitations, Manfred entrait dans la Terre de Labour, voyait s'ouvrir devant lui Naples, Capoue, refoulait dans l'Etat ecclésiastique les débris de l'armée pontificale, et, sur la fin de l'année, devenu maître des provinces de terre ferme, s'apprêtait à passer en l'île de Sicile pour acbever do soumettre à son obéissance le reste du royaume^.

Tandis que la guerre sévissait ainsi dans l'Italie méridionale, sans qu'on pût savoir encore si elle appartiendrait à Conradin ou au roi d'Angleterre, le nord et le centre de la péninsule n'étaient pas moins troublés. Bien que l'Empire parût déjà hors de cause en ces contrées et que, sous les dénominations de Guelfes et de Gibelins, on ne dût guère entendre désormais que les alliés intéressés ou les adversai-

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