Raynald. anuo 1274, n"» 14 et ss
sion (le foi conforme en tout aux doctrines de l'Église romaine. Il demandait seulement qu'on laissât l'Eglise grecque dire le symbole et pratiquer les rites selon le mode adopté par elle avant qu'elle se fût séparée de Rome, Ces lettres, dont le pape prit d'abord connaissance, ayant été lues ensuite en présence du concile, le grand logolhète prêta, au nom de l'empereur, le serment par lequel ce monarque abjurait le schisme, adhérait sans réserve au dogme catholique et reconnaissait la primauté du saint-siège ', Grégoire, ému jusqu'aux larmes, entonna un Te Deum pour remercier le ciel d'un aussi grand événem.ent ; après qutii, le Credo fut chanté en latin par les Pères du concile et en grec par les députés de l'empereur. Le passage du Credo relatif à la procession du Saint-Espril, « qui ex Pâtre Filioque jirocedit, » — point sur lequel les Grecs étaient principalement en désaccord avec Rome ^, — fut chanté deux fois dans l'une et l'autre langue; et l'on put croire désormais terminé le schisme qui, depuis plusieurs siècles, divisait la chrétienté.
Grégoire n'avait pas moins à cœur la réforme de l'Église. Des divers mémoires qui lui avaient été envoyés à ce sujet, on n'en possède que deux, l'un de Bruno, évèque d'Olmutz, et l'autre de Humbert de Romans qui avait été général des Frères prêcheurs. Le premier ne s'occupait guère que des dommages causés aux églises d'Allemagne par la longue vacance de l'Empire ^ Le second était plus étendu ^. Par une