‹ La cour de Rome et l'esprit de réforme avant Luther (volume 2)Chapitre 251 sur 416 · Raynald. anno 1312, n · texte numérisé non relu

Raynald. anno 1312, n

flatté de réunir })arune solide alliance Henri de Luxiîmhourg et le roi de Naples et espérait de cette alliance raffermissement de son pouvoir temporel et la (in des factions, voulut empocher dus hostilités qui renversaient sesprojets.il manda aux cardinaux d'imposer la paix ou tout au moins une trêve aux deux princes, alléguant que l'un et l'autre s'étaient engagés envers l'Kgliso romaine par un serment de fidélité K Cette allégation imprudente n'était pas pour apaiser un monarque déjà irrité des résistances qu'il avait rencontrées en Italie. Protestant contre ce qu'il appelait une erreur du pontife ou un mensonge de ses scribes, il déclara par un acte public que, si le roi de Xaples était en effet le vassal du saintsiège, il n'était, quanta lui, que le protecteur de l'Eglise romaine; qu'il ne s'était engagé envers qui que ce fût par un serment de fidélité, et que jamais aucun des empereurs qui l'avaient précédé n'avait prêté un semblable serment -. Conformément à ses résolutions, il se porta contre Florence, qui, secourue par les autres villes guelfes, se défendit avec opiniâtreté et dont, faute de forces suffisantes, il ne put se rendre maître. Obligé de lever le siège ^ il appela d'Allemagne de nouvelles forces, s'allia avec Frédéric de Sicile, et, secondé des flottes gibelines de Pise et de Gènes, il se prépara à envahir le royaume de Naples, après avoir pubHé un édit qui destituait Robert, comme traître et rebelle à l'Empire, « de tous ses Etats, honneurs et dignités*. » C'était outrepasser les attributions impériales, le monarque ne pouvant rendre cette sentence qu'à titre de suzerain du comté de Provence que possédait Robert. Le pape, à l'instigation du roi de France, prenant parti à son tour, publia une bulle par laquelle était

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