‹ La cour de Rome et l'esprit de réforme avant Luther (volume 2)Chapitre 252 sur 416 · octobre · texte numérisé non relu

octobre

4. 26 avril 1313, Pertz, Leg. t. IV, 543. L'édit est daté de Pise, où il était allé le 10 mars et où il séjourna jusqu'au 8 août. Le 12 f jvrier, il avait déjà déclaré Robert ennemi de l'Empire.

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frappé d'excommunication quiconque, empereur, roiouautre, entrerait à main armée dans le royaume de iNaples, fief de l'Église romaine». On allait peut-être voir renaître les luttes du sacerdoce et de l'Empire, quand Henri fut surpris par la mort àBuonconvento, non loin de Sienne, le 24 août 1313.

Cependant Clément n'avait pas épuisé la somme de ses complaisances envers Philippe le Bel, et, dans le temps même qu'il lançait contre l'empereur cette menace d'excommunication, il faisait au roi de nouvelles concessions. Le 5 mai de cette année, accomplissant une promesse qu'il lui avait faite lors de son couronnement à Lyon, il prononçait dans l'église cathédrale d'Avignon la canonisation deCélestin^, canonisation que Philippe n'avait sollicitée que pour flétrir par une suprême injure la mémoire de Boniface. Encore Clément pouvait-il alléguer que les vertus de Célestin étaient dignes de cet hommage. Il donna une preuve moins excusable de complaisance et par laquelle on est en droit de dire qu'il se déshonora. Bien qu'au concile de Vienne il se fut réservé de traduire à son propre tribunal le grand maître des Templiers, il permit que Jacques de Molay fût jugé à Paris par une commission de cardinaux et d'évêques dévoues au ^oi^ et le grand maître, dans la personne duquel Phihppe avait voulu condamner en quelque sorte l'ordre tout entier, périt sur le bûcher. Tel fut le dernier épisode de cette lugubre tragédie des Templiers. Ce même pape, qui, aux dépens de son honneur et de celui du saint-siège, se montrait si faible devant le roi de France, se souvint pourtant de l'autorité qu'il laissait se perdre entre ses mains, et, vers la fin de cette année, il publia, sur les rapports de l'Église romaine et de l'Empire, deux constitutions des plus hardies. Dans la première de ces constitutions, qui était, disail-il, un avertissement aux futurs rois des Romains et aux futurs empereurs, il déclarait que les

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