‹ La cour de Rome et l'esprit de réforme avant Luther (volume 2)Chapitre 256 sur 416 · juillet · texte numérisé non relu

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2. Baluze, Vitœ t. I, p. 114, 113. —Cf. Guil. de Naug. Chro?i. contin. anno 1316.

qu'à gouverner l'Egliso ', prétendant toutefois diriger Ja catholicité, dur, impérieux, opiniâtre, d'ailleurs étroit dans ses idées et par dessus tout intéressé et avide, Jean était capable, par certains côtés de son caractère, de restituer en apparence au saint-siège quelque chose de son autorité, mais non de le relever du discrédit où il était tombé et qu'un aussi long interrègne n'avait pu qu'aggraver ^. C'est de son avènement que date, à parler exactement, la résidence des papes à Avignon, résidence qui jusqu'ici n'avait rien eu de définitif. Un mois environ après son couronnement, il se rendit en cette ville ^ s'installa dans le palais épiscopal et s'y enferma de telle sorte que, durant un pontificat de plus de dix-huit années, il n'en sortit que pour aller à l'église cathédrale qui lui était contiguë*. En se décidant à demeurer en France, Jean n'obéissait pas seulement au désir de la majorité des cardinaux; comme Clément V, il fuyait le séjour troublé de l'Italie, où, les Gibelins s'étant enhardis depuis l'apparition qu'y avait faite Henri de Luxembourg, le désordre s'était encore accru. Dès lors commença pour la papauté ce long exil que les Italiens ont appelé improprement la Captivité de Bahylone, exil tout volontaire et dans lequel elle trouva en effet, au moins pour un temps, la sécurité qu'elle cherchait; mais, en s'éloignant de Rome qui avait été son berceau et où. d'après les traditions, reposaient les restes sacrés des Apôtres, elle se priva imprudemment de l'appui qu'au milieu de son abaissement elle eut emprunté à ces souvenirs.

Au nombre des vœux que, dans sa lettre à Philippe le Bel, avait exprimés le cardinal Napoléon des Ursins, était celui qu« le successeur de Clément V se montrât dévoué à la cou-

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