G. Villani, loc. cit
2. Lettres de Louis de Bavière à Guillaume de Hollande, 10 avril et 20 juin 13:27, Bœhmer, ibicL, p. 199-202. Cf. Murât. Aîtnal. d'Ital. anno 1327.
3. Pour l'expédition de Louis de Bavière en Italie, voir Ficker, Urkuri' den zur gerchichte des Rœmerzuges K. Ludwigs des Baiern^ Innsbruck, 1865.
vicre entrait en Lomhardie, ils renonvclèrent cette dcniarche d'une manière plus pressante, ne craignant pas de faire entendre au pape que son refus pourrait avoir les cons«';quences les plus graves. Mais Jean était moins disposé que jamais à affronter le séjour orageux de l'Italie, et il ne répondit que par de vagues promesses^. Irrité de cette réponse, le peuple se souleva, chassa tous les partisans du roi de Naples, et, instituant un conseil do cinquante-deux citoyens pour administrer la ville, nomma comme capitaine des milices le trop célèbre Sciarra Golonna ^ C'était Rome ouverte à Louis de Bavière. Informé de cet événement, Jean ne se contenta pas d'écrire aux Romains pour leur reprocher leur rébellion ^ Il ordonna au cardinal Jean des Ursins de se porter sur Rome et de tout faire pour y rétablir l'autorité du roi de Naples ^. Conformément à ces injonctions, le légat partit de Florence, et, après avoir rallié sur sa route des troupes napolitaines que lui avait amenées le frère de ce prince, Jean d'Achaïe, il s'avança dans les environs de Rome. Malgré la vigilance des Romains, il réussit à pénétrer la nuit dans la cité rebelle, où il s'empara d'abord de l'église et du quartier de Saint-Pierre. Mais, le lendemain, à la suite d'un sanglant combat que lui livra Sciarra Colonna, il dut abandonner ses positions et sortir de la ville ^ Le pape, de son coté, à la date du 23 octobre 1327, fulminait à la fois deux sentences, dirigées l'une contre Marsile de Padoue, l'autre contre Louis de Bavière. Dans la première, il condamnait comme ennemi de la foi l'auteur du Défenseur de la paix, dont il s'attachait à réfuter les erreurs, et ordonnait aux fidèles « de s'emparer de lui, l)artout où ils le pourraient saisir, » pour le livrer ensuite à la justice de l'Église ^ Dans la seconde, ilénumérait les actes