‹ La cour de Rome et l'esprit de réforme avant Luther (volume 2)Chapitre 280 sur 416 · G. Villani, 1. X, c · texte numérisé non relu

G. Villani, 1. X, c

4. (i Multo generoso Alemannorum sanguine acquisitum. » Lettre de Louis de Bavière au comte de Hollande, 13 mars 1327. Bœlimer, Fontes rer. germ. t. I, p. 191.

La. Cour de Rome. — T. II. 26

iieurs « schisnialiquRs » et d'autres religieux hostiles au saintsiège assistaient à cette diète, dans laquelle le pape, qu'on appelait par dérision « le prêtre Jean, » fut publiquement qualifié d'hérétique ^ Dès le 13 mars 1327, Louis, suivi de tous les seigneurs gibelins et d'un corps de cavaliers allemands, sortait de Trente et se dirigeait vers la Lombardie. Il gagna Brescia, puisGôme, recevant partout sur son passage les hom-mages de fidélité dos cités lombardes, et, le 16 mai, il arrivait à Milan, où, à défaut de l'archevêque de cette ville qui s'était déclaré contre lui, un prélat excommunié, l'évêque d'Arezzo, lui ceignit la couronne de fer -. De nouvelles forces appelées d'Allemagne et des contingents italiens vinrent alors grossir l'escorte du monarque, qui ne tarda pas à quitter la Lombardie pour prendre la route de Rome^

Contrairement à Henri de Luxembourg qui était entré en Italie avec des idées de pacification, Louis s'y présentait comme le chef armé des Gibelins et l'ennemi déclaré du pontife. Son approclie avait suffi pour mettre en fermentation toute la péninsule. Les Guelfes se sentirent menacés. Le roi de Naples, Robert, craignant une invasion de ses États, prit des mesures de défense. A Rome, que gouvernaient au nom du pape des officiers de ce prince, l'agitation, fomentée par le parti gibelin, fut d'autant plus vive, qu'elle s'augmentait du mécontentement que faisait naître depuis quelque temps le séjour prolongé du saint-siège à Avignon. Telle était en efi'et l'inconstance des Romains, qu'après avoir si souvent expulsé les pontifes dont ils semblaient détester le pouvoir, ils se plaignaient aujourd'hui de leur éloignement comme d'une injure. Déjà, sur la fin de l'année précédente, ils avaient envoyé des députés à Avignon demander au chef de l'Eglise de ramener la cour pontificale à Rome. Dans le moment où Louis de Ba-

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