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de religieux qui avaient pris pris parti pour lui contre le pape, composaient son escorte. Trois jours après, au reçu d'un message de Sciarra Colonna qui lui notifiait les dispositions favorables des Romains, il reprenait sa marche, et, le 7 janvier, il entrait enfin à Rome aux acclamations du peuple K
Son premier soin fut de s'y faire couronner empereur. Jusqu'alors les pontifes avaient toujours présidé en personne ou quelquefois par leurs légats à cette solennité. Louis prit une résolution hardie, due sans doute aux conseils de Marsile de Padoue qui l'avait accompagné dans cette expédition. Il assembla le peuple au Capitole et lui demanda le diadème. Cette demande, qui flattait chez les Romains des prétentions qu'au temps de Frédéric Barberousse ils avaient essayé de faire prévaloir, fut accueillie avec transport par le peuple, qui désigna sur-le-champ quatre syndics, — au nombre desquels était Sciarra Colonna, — chargés de procéder en son nom à l'acte du couronnement. La cérémonie eut lieu le 17 janvier. Bien qu'une grande partie du clergé de Rome, par fidélité au pape ou par crainte de ses censures, eût quitté la ville, cette cérémonie fut célébrée avec pompe. Suivi d'un nombreux cortège dans lequel dominaient les séculiers et oiî l'on voyait tout à la fois des Romains, des Italiens et des Allemands, Louis partit à cheval du palais de Sainte-Marie Majeure et se rendit à l'église Saint-Pierre. Là deux prélats, qui l'un et l'autre étaient sous le coup de l'excommunication, les évêques de Venise et d'Aleria, lui donnèrent l'onction, après que le diadème eut été posé sur son front par l'un des quatre syndics. C'était Sciarra Colonna qui avait été choisi pour cet office ^ Qui eût dit que le même homme qui, à Anagni, avait menacé de son épéc Boniface VIII, couronnerait de sa main un empereur dans la basilique de Saint-
1. Vita Ludov. IVimp., Bœhmer, Fontes rer. germ. t. I, p. 136. — Gregorovius, Stoi'ia di Roma, t. VI, p. 163--I6a.