‹ La cour de Rome et l'esprit de réforme avant Luther (volume 2)Chapitre 29 sur 416 · Mars 1226. Sigonius, De regno Italise, 1. XVII, p · texte numérisé non relu

Mars 1226. Sigonius, De regno Italise, 1. XVII, p

La Cour de Rome. — T. II. 3

amenées par leurs intérêts à se rapprocher d'Honorius pour combattre Frédéric. Le souverain irrité mit les cités confédérées au ban de l'Empire et les déclara déchues des privilèges que son aïeul Barberousse leur avait reconnus par le traité de Constance K Obligé toutefois de renoncer à son expédition, il ne tarda pas à regagner le royaume de Sicile. Avec une apparente modération, il demanda au pape de s'interposer comme arbitre entre lui et les Lombards, s'engageant par avance à ratifier la décision qu'il croirait devoir prendre (( pour l'honneur de l'Église et de l'Empire 2. » Il fit plus. A diverses reprises, oubliant ses promesses de ne pas intervenir dans les élections ecclésiastiques, ilavait prétendu, malgré les réclamations d'Honorius, nommer lui-même à plusieurs évêchés vacants du royaume de Sicile ^ ; il admit alors à ces sièges des prélats que le pape y désigna d'autorité ^. Enfin, comme s'il eût résolu cette fois et sans remise d'accomplir son voyage outre-mer, il pressa des deux côtés des Alpes le rassemblement des croisés pour la date fixée par la convention de San Germano ^.

Par ces marques de condescendance, Frédéric se flattait sans doute d'obtenir l'appui d'Honorius contre les Lombards. Il se trompa. Le pontife, dans la sentence arbitrale que, le 5 janvier 1227, il rendit entre l'empereur et les cités lombardes, montra qu'à défaut de ressentiments il gardait des défiances. Gomme s'il ne se fût agi que de rétablir une paix nécessaire à la croisade, il décida que Frédéric retirerait ses édits et que, de leur côté, les villes confédérées, renonçant à toute mesure hostile contre l'empereur, lui fourniraient, pendant deux ans, quatre cents hommes d'armes pour la Terre

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