‹ La cour de Rome et l'esprit de réforme avant Luther (volume 2)Chapitre 308 sur 416 · Baluze. Vitse, t. I, p · texte numérisé non relu

Baluze. Vitse, t. I, p

camériers ou d'autres officiers du palais apostolique, ce qui était la source des plus détestables trafics. Il abolit cet usage, signa lui-même toutes les demandes et voulut qu'elles fussent inscrites sur un registre spécial*. Résolu, par un louable sentiment, à ne conférer aucune prôlature à ses proches ^ il se montra particulièrement sévère dans l'octroi des bénéfices. Non seulement il s'abstint d'en conférer de nouveaux aux ecclésiastiques qui en possédaient de suffisants pour soutenir leur condition; mais, ne voulant en accorder qu'à ceux dont il connaissait les mérites, il laissa sans titulaires un certain nombre de bénéfices. « Mieux vaut, disait-il, laisser vacantes les charges de l'Église, que d'en gratifier des hommes incapables ou indignes ^ »

En môme temps qu'il cherchait à remédier aux abus de la cour d'Avignon, il s'efforçait de ramener la discipline dans l'Église. Ce fut sur les ordres religieux qu'il porta plus spécialement sa sollicitude. Dès la première année de son pontificat, il envoya dans les provinces d'Arles et de Narbonnc des commissaires chargés de visiter les couvents, et, à la suite de cette enquête, publia des constitutions qu'il jugeait propres à raviver la ferveur des vertus monastiques ''. Le clergé séculier attira aussi son attention. Par l'effet des redevances toujours plus lourdes que les évêques, dans leurs tournées pastorales, exigeaient du clergé, leur présence était devenue pour les églises un fardeau insupportable. Il dressa un état de ces redevances, qu'il régla suivant le pays, le diocèse, le rang du visiteur, et notifia ces dispositions aux évoques avec ordre de

1. Baluz3, ibid., p. 232. Voir aussi uno bulle du 8 avril 1838 par laquelle il régla les taxes qu'exii?eaienL les officiers de la pénitencerie pour les lettres d'absolution. Bullar. Roman, t. I, pars 4, p. 259-264.

2. L'unique faveur qu'il fit à sa famille fut de nommer un de ses neveux à l'archevêché d'Arles; encore céda-t-il aux instances réitérées dos cardinaux. Baluze, Vitœ, t. I, p. 210.

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