‹ La cour de Rome et l'esprit de réforme avant Luther (volume 2)Chapitre 375 sur 416 · M. Villani, 1. X, c · texte numérisé non relu

M. Villani, 1. X, c

ment elle arrêta, avec les luttes des partis, les entreprises de Bernabo, sans amener néanmoins sa soumission à l'Eglise. Innocent, qui lui avait de nouveau proposé la paix', le frappa encore une fois d'anathème^. Mais il ne devait pas voir l'issue de la guerre engagée contre le tyran milanais. Tant do désastreux événements dont il avait été témoin et les épreuves qu'il avait subies, jointes au poids de l'âge et des infirmités, avaient hâté sa fin, et il expira le 12 septembre 1362, pouvant se flatter, il est vrai, d'avoir restitué au saint-siège ses domaines temporels en Italie, mais laissant la papauté, malgré ses victoires, plus affaiblie, plus abaissée et plus humiliée que jamais.

1. Mars-mai 1361. Martene. Thés, anecd. t. II, p. 909, 926, 978.

2. Raynald. anno 136i', n" 1. Par des lettres du mois de décembre 1361, le pape, croyant ne pouvoir réduire Bernabo, autorisait même le cardinal Albornoz à offrir le vicariat de Bologne, pour un temps déterminé, soit à l'empereur, soit à Rodolphe, duc d'Autriche, soit an roi de Hongrie, soit à tout autre prince en état de lui résister. Martene, ibid., p. 1070-1072.

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