août
2. Guil. de Nang. Chron. cont. anao 1367. — Baluze, Vitae, t. I. p. 379,420.
3. « Dixit quod erat initium malorum et ecclesia debebat multa malatolerare. » Baluze, ihid., p. 420.
4. Christophe, Hist. de la papauté au XI V^ siècle, t. II, p. 379, 380.
détruites ; un incendie récent avait presque consumé celle de Saint-Jean-de-Latran. Les couvents, les églises, étaient déserts pour la plupart ; tout, en un mot, indiquait l'abandon ou la ruine. Avec cela, nulle véritable autorité dans la ville que celle du peuple, qui, toujours prêt à la révolte, n'était constant que dans sa haine contre les nobles. Urbain s'occupa aussitôt de remédier à ces désordres. En même temps qu'il faisait procéder aux réparations des édifices les plus menacés \ il s'attacha à reconstituer le gouvernement de la cité. Innocent, pour mieux contenir les partis, s'était déterminé, sur les avis d'Albornoz, à cliarger des fonctions sénatoriales un magistrat unique et étranger à la ville. Le peuple, malgré les défenses de ce pape, avait adjoint au sénateur, sous le nom de « réformateurs de la république », sept autres magistrats qui, contrebalançant ou annulant son pouvoir, étaient en réalité les chefs de la commune ''-. Urbain maintint les mesures d'Innocent au sujet du sénateur; mais, ne voulant pas plus la domination du peuple que le peuple ne voulait celle des nobles, il remplaça les sept réformateurs issus du choix populaire par trois « conservateurs » dont il se réserva la nomination Ml nomma de môme à toutes les autres principales charges de la ville, et, en ùtant aux Romains leur indépendance, crut prévenir les excès qui trop souvent en avaient été la suite. Également attentif à ce qui regardait la religion, il restaura le culte dans les églises et réforma le clergé local, dont les mœurs étaient arrivées à ce degré de rudesse que des religieux portaient sous leur robe l'épée et la cuirasse*. Il ne se borna pas à exercer dans Rome son active vigilance. Apprenant que les prélats et les moines affluaient à la cour de Naples, il enjoignit aux uns de regagner leurs églises et aux autres de retourner en leurs couvents '. Dans des vues ana-