Hist. dipl. Introd. p
5. 10 février 1242. Voy. Gherrier, Ilist, de la lutte des papes et des empereurs, t. II, p. 236, 257.
prince était prisonnier à Ileildelberg, une diète générale fut réunie par Frédéric, le lo août 1235, à Mayence. Il y fit prononcer la déchéance de son fils comme roi des Romains \ et des dispositions sévères furent publiées pour prévenir de nouveaux troubles \ Mais la pacification de l'Allemagne n'était pas l'unique objet que s'était proposé Frédéric. Les événements lui offraient enfin l'occasion favorable que cherchait son ambition. Il revendiqua, au sein delà diète, les droits de l'Empire sur cette Lombardie insoumise qui s'était unie contre lui à son fils rebelle, et il fit décider, aux acclamations de l'assemblée, que la guerre serait portée au printemps procliain dans la Haute Italie ^
En apprenant cette résolution, Milan, Plaisance, Brescia, Lodi, Novare et les autres villes guelfes de la Lombardie renouèrent plus étroitement la ligue qu'elles avaient formée sous le précédent pontificat \ Grégoire, dont les Lombards étaient le principal appui en Italie, et qui, en prévision de nouvelles entreprises de Frédéric, avait eu jusqu'ici le soin de les ménager, essaya vainement de s'interposer entre eux et le chef de l'Empire \ Il est vrai que, voulant, dans l'intérêt du saint-siège, sauvegarder leur indépendance, tandis que Frédéric exigeait leur soumission, il n'offrait à l'empereur que des satisfactions illusoires «. Il recourut à un autre moyen et chercha à éloigner encore une fois Frédéric de la péninsule. Depuis qu'il avait obtenu de l'empereur l'engagement de concourir à une nouvelle guerre contre les Infidèles, il avait or-