‹ La cour de Rome et l'esprit de réforme avant Luther (volume 2)Chapitre 73 sur 416 · août. Raynald. anno 1240, n · texte numérisé non relu

août. Raynald. anno 1240, n

3. 13 septembre 1240. Hist. dipl. t. V, p. 1037-1041. Cf. deux autres lettres de Frédéric, l'une de la fin de cette année au roi de France, ibid. p. lOTo- 1077, et l'autre du commencement de février 1241 aux sujets de l'Empire, ibid. p. 1089, 1090.

4. Voir une lettre de Grégoire du 13, octobre 1240, Bist. dipl. t. Y. p. 1033-1053. Cf. une lettre du légat pontifical à Gènes des 6 et 9 décembre, ibid. p. 1061-1066.

Frédéric avait cru sans doute que ses menaces suffiraient à arrêter ces évêques. Son intérêt, son orgueil le poussèrent à une résolution violente. Il envoya une flotte sicilienne, renforcée de vaisseaux pisans, attaquer les galères génoises. La rencontre eut lieu le 3 mai 1241, à la hauteur des îles de Monte-Ghristo et de Giglio, près du rocher de Meloria. Trois de ces galères furent coulées à fond; les autres furent prises avec les cardinaux de Palestrine et de Saint-Nicolas, une centaine de prélats du plus haut rang, des députés lombards et: près de quatre mille passagers ou soldats. Seuls, les évêques espagnols s'étaient, au début de l'action, dérobés par la fuite *. Tous ces prisonniers furent transférés à Naples par ordre de l'empereur, qui ne tarda pas toutefois, sur une sommation énergique de Louis IX, à relâcher les prélats français 2. Informant de cet événement le roi d'Angleterre : « Dieu, lui écrivait-il, est avec moi; il ne veut pas que le monde soit gouverné par le sacerdoce seul, mais par la royauté et le sacerdoce ^ » 11 se prépara alors, ainsi qu'il le mandait aux princes de l'Allemagne, « à tourner contre Rome ses armes triomphantes, afin que, la tête une fois abattue, le corps de la sédition fût paralysé dans ses membres, ^ » Il marcha en effet sur Rome, dont il dévasta le territoire et où les partis qui divisaient la ville commençaient à s'agiter, quand il apprit que Grégoire venait d'expirer le 22 août 1241 \

1. Voii", avec la lettre de ces évêques au pape en date du 10 mai 1241, Hist. dipl. t. V, p. 1120, 1121, une lettre de Frédéric au roi d'Angleterre du 18 mai, ibid. p. 1123-1123. Cf. Chron. de reb.in Ital. gest. - Ricc. de S. Germ. — Annal, genuens (Murât, rer. ital. t. VI, p. 489).

2. Lettre de Louis IX à Frédéric, Hist. dipt. t. VI, p. 18-20.

3. « Deus nobiscum est,... qui non solum per sacerdotium, sed per regnum et sacerdotium mundi machinam statuit gubernandam. » Voir la lettre du 18 mai, déjà citée.

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