juin. Annal. Rom, — Petr. Chron. cas. 1. IV, c
ques fidàles^ Surpris bientôt par sos ennemis, n'ayant pu échapper qu'avec peine à leurs violences, obligé de fuir encore, il résolut enfin de quitter non pas seulement Rome, mais ritalie.« Abandonnons cette cité où il est impossible de vivre, s'écriait-il; avec l'aide de Dieu, nous ou d'autres qu'il aura choisis y reviendrons sans doute en des temps plus heureux*. » Emmenant avec lui un certain nombre de cardinaux et laissant les autres à Rome, il gagna par mer Pise, puis Gênes ^, et de là, reprenant la mer, fit voile vers la France.
Dans cette lutte engagée contre Gélase, Henri V employait les mêmes armes dont son père s'était servi contre Grégoire et ses premiers successeurs. Mais la ressemblance entre sa conduite et celle de Henri IV n'était qu'apparente. En faisant élire un autre pontife, il n'avait que faiblement rappelé l'ancien droit de confirmation des empereurs dans l'élection des papes. Le motif même qui l'avait poussé au schisme suffisait à montrer à quel point les prétentions de l'Empire s'étaient amoindries. Il ne se proposait pas, comme son père, de dominer la papauté; il voulait uniquement s'assurer un privilège que, sans le libre assentiment du chef de l'Église, il se sentait impuissant à conserver. Encore ce schisme, qu'il avait cherché à susciter, n'eut-il guère d'effet qu'à Rome. En Allemagne, cette tentative, plus inconsidérée que hardie, ne fit qu'accroître les inimitiés dont il était l'objet. Sous l'impulsion de révoque de Palestrine, Conon, qui n'avait cessé, depuis plusieurs années, de le poursuivre de ses anathèmes et qui le frappa de nouveau d'excommunication d'abord à Cologne, puis à Eritzlar*, tout l'épiscopat ajlemand parut alors se soulever contre lui. Déjà même quelques princes projetaient de réunir à Wurtzbourg une diète générale où Ton devait proclamer sa déchéance ; et peut-être eût-elle été prononcée, si Henri ne fût enfin arrivé en Allemagne pour faire face au péril '.