À Cologne en mai 1118 et à Fritzlar le 28 juillet
5. « Imperator his auditis« insuper etiam quod principum consensus ge-
Par ce qui se passait dans ce même moment en France, on put juger combien, en dépit des épreuves qu'elle avait subies dans la personne de Pascal et de celles qu'elle subissait encore dans la personne de Gélase, la papauté exerçait d'ascendant. Tandis que Tempereur était menacé dans sa puissance au sein de ses propres États, Gélase, tout fugitif qu'il était, se voyait accueilli sur la terre française avec tous les honneurs dus au chef spirituel de la catholicité. Lorsqu'il débarqua en Provence, tous les évoques et abbés de la province, des seigneurs et une foule d'hommes de moindre condition se rendirent au devant de lui pour lui offrir leurs services ou l'assurer de leur obéissance ^ Le roi de France, Louis VI, lui députa l'abbé de Saint-Denis, Suger, chargé de riches présents ^. De Marseille, où il avait abordé, le pape traversa Maguelonne, Montpellier, Avignon, Vienne, Lyon, reçu partout, écrit un contemporain, avec les mêmes marques de vénération qu'on eût données à saint Pierre^. Il atteignit ainsi le monastère de Cluny, où l'attendaient de nouveaux et plus éclatants hommages. Ces honneurs, qui étaient le juste prix des souffrances qu'il avait endurées, devaient marquer aussi le terme de sa vie. Le 29 janvier 1119, il expirait à Cluny, laissant la papauté dans les difficultés d'un schisme qu'il n'avait pu prévenir, consolé du moins par la pensée qu'elle était hors de l'atteinte de ses ennemis et sûre d'en triompher.
Avant de mourir, Gélase avait désigné pour lui succéder, comme le plus zélé des défenseurs de l'Église, le cardinal de Palestrine, Conon, qui était alors revenu d'Allemagne et se trouvait à Cluny. Mais celui-ci, avec une modération et une sagesse égales à son zèle, persuada aux cardinaux de choisir Gui, archevêque do Vienne, qui, non moins dévoué que lui aux intérêts de l'Église, avait, par l'éclat de sa naissance.
nerale vel curiale colloquium apud Wirceburg instituere proposuisset, ubi ipse... regno deponi debuerit, efferatus animo, Italiae suis copiis cum regina relictis, germanicis se regionîbus... exhibait.» Ekkehard. anno 1118.