octobre
3. « Absolvit etiam papa... a ûdelitate régis omnes, quotquot juraTerant» nisi forte resipisceret et ecclesiœ Dei satisfaceret. » Hessonis Commentariolus.
4. Le 23 ou 24 novembre. Pour les détails de cette entrevue, voir Ulysse Robert, Histoire du pape Calixte //, p. 91-97, gr. ia-8, Paris, 1891.
Paris et do là prit par la Bourgogne le chemin de Tltalie, écrivant des différentes villes qu'il traversait aux princes comme aux évêques, et présidant par ses décisions aux intérêts généraux de la catholicité ^ Quand, ayant franchi les Alpes, il arriva en Lombardie*, Taccueil dont il fut l'objet lui montra combien peu le schisme y avait séduit les esprits. Partout les populations affluaient sur son passage, l'appelant « le vicaire du Christ, le Père universel. » En Toscane, et notamment àLucques, àPise, on lui rendit les plus grands honneurs ^ Au seul bruit de son approche, Maurice Bourdin effrayé courut s'enfermer dans Sutri, tandis que la milice romaine allait au devant du pontife jusqu'à trois jours de marche pour lui servir d'escorte. Lorsqu'il parvint sous les murs de la ville, le clergé, la noblesse, le peuple se portèrent à sa rencontre. Le 3 juin 1120, il entrait enfin dans Rome. Il s'y présenta à cheval et couronne en tête, comme si, dit un contemporain, il eût été « roi dans l'Église » *, et, traversant les rues et les places qu'on avait décorées pour le recevoir, il se rendit au palais de Latran, où le préfet de la ville et toute la noblesse vinrent lui jurer fidéhté*.
Ainsi reconnu et acclamé dans toute l'Italie, Calixte ne tarda pas à compléter son triomphe par la soumission de l'antipape. Il alla d'abord à Bénévent, où il reçut l'hommage de Guillaume, duc de Pouille et de Calabre, et des autres princes de la Basse Italie, dont il s'assura le secours*; puis, de retour à Rotne^ il envoya, au mois d'avril 1121, à la tête de troupes que lui avaient procurées les Normands, le cardinal Jean de