‹ La cour de Rome et l'esprit de réforme avant Luther;Chapitre 201 sur 357 · a Dum in civitate Beneventana securi et liberi essemus · texte numérisé non relu

a Dum in civitate Beneventana securi et liberi essemus

240 LIVllE QUATlllÈME

qu'avec son assentiment, ]e ponLife ne conservant le droit d*en envoyer de sa propre autorité que dans la Fouille et la Calabre et encore à la condition, était-il ajouté, que ces légats « ne pilleraient pas les églises *. » Sous ces réserves, que certains cardinaux jugeaient déshonorantes pour le saintsiège et qui Tétaient en effet, Guillaume se reconnut le vassal do la cour de Rome et s'obligea, comme ses devanciers, à lui payer tribut 2.

Ce traité, tout humiliant qu'il fût, en rendant à Adrien un puissant allié, lui ouvrit les portes de Rome, où il rentrait, au mois de novembre 1156, pour s'établir, non plus dans la cité Léonine, mais au palais de Latran. 11 est du moins à penser qu'il dut à la médiation de Guillaume de s'accommoder avec les Romains ^ Peut-être aussi la haine dont ils étaient alors animés contre Frédéric contribua-t-elle à les rapprocher d'Adrien, qui, en s'unissant au roi de Sicile, semblait par cela même se séparer de l'empereur. Ils le reçurent toutefois plus on pontife qu'en souverain, et tout prouve qu'ils ne lui accordèrent pas plus d'autorité qu'ils n'en avaient laissé à Eugène *. Mais si cette paix avec le roi de Sicile rendait au pape un allié, elle lui fit un ennemi. Frédéric, dont elle contrariait les projets de conquête sur l'Italie méridionale, accusa la cour apostolique d'avoir violé le pacte de Gons-

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