Gregorovius, Storia di Roma, t. IV, p
tance ^ Aux termes do cette convention^ le chef de l'Église^ qui n'ignorait pas les vues du monarque allemand sur le royaume do Sicile, n'avait-il pas promis do Taider non seulement à maintenir, mais à augmenter Thonneur de TEmpiro? Dans Tentourage de Tempereur, l'irritation ne fut pas moindre contre le saint-siège. Adrien s'étonna de ces récriminations. « Nous avons appris, mandait-il à l'abbé de Corbic, Wibald, que notre très cher fils Frédéric a auprès de lui des conseillers qui cherchent à tromper sa piété. Opposoz-vous à ces suggestions perfides, et exhortez-le lui-même à ne pas s'écarter de la prudence ^. » Ce n'étaient là encore, entre le pape et l'empereur, quo de sourds dissentiments. Ils allaient bientôt se manifester d'un» manière plus sensible.
Au mois d'octobre 1157, Frédéric tenait une diète à Besancon, lorsque deux cardinaux, se présentant devant l'assemblée, remirent au monarque une lettre d'Adrien '. Dans cette lettre, le pontife demandait satisfaction au sujet d'un évéque de Suède, qui, au retour d'un voyage à Rome, étant passé par l'Allemagne, y avait été attaqué lui et les siens, sans que justice eût encore été faite de cette criminelle agression. « Vous ne devez pas oublier, ajoutait Adrien, avec quelle libéralité la sainte Église romaine vous a conféré récemment la dignité impériale. Ce n'est pas que nous regrettions notre munificence ; au contraire, si vous aviez reçu de notre main de plus grands bénéfices, nous nous en réjouirions en considération des biens que vous pouvez procurera l'Église et à nous *. » Frédéric et, avec lui, les princes qui l'entouraient s'offensèrent de ce terme de bénéfice^ qui, équivalant à celui de fief dans la langue féodale, semblait faire de l'Empire un fief apostolique. L'un des légats, lo cardinal Roland, surpris de l'émotion que causait la lettre pon-
i. Baron, anno 1156, n* 9. — Ragew. Frising. 1. I, e. 16.