‹ La cour de Rome et l'esprit de réforme avant Luther;Chapitre 222 sur 357 · mai 1162. Jaffé-Wattenbach, n · texte numérisé non relu

mai 1162. Jaffé-Wattenbach, n

5. « Tantum odium inter nostrum imperium et suum regnum eiinde posset oriri, quod non de facili compescere possomus. » Duchesne, Francor. script, t. IV, p. 579.

(Iraient Tun et Tautre accompagnés de leurs évoques, et où Ton examinerait à nouveau les droits des deux pontifes. Soit que, par un effet de son caractère*, il fut facile à circonvenir, soit qu'il eût été intimidé par les menaces de l'empereur, Louis adhéra à une proposition contre laquelle Alexandre s'efforça vainement de mettre en garde sa prudence *, et, à la date convenue ^, il se dirigea, escorté de quelques prélats, vers le lieu de la conférence. Frédéric s'y rendit de son côté, suivi non pas seulement de ses évéques, mais d'une véritable armée. Nul doute qu'en déployant cet appareil, il ne comptât forcer au besoin la volonté du roi de France * ; et peut-être ce prince, par faiblesse ou par crainte, eût-il été amené à se détacher d'Alexandre et à reconnaître Victor, si le roi d'Angleterre, Henri II, qui était alors en Normandie, ne se fût interposé. Peu désireux de voir l'empereur, par l'alliance ou la soumission de Louis VII, étendre en Occident une puissance déjà considérable, il s'avança à la tête de forces nombreuses vers la Bourgogne et obligea l'astucieux monarque à se retirer en Allemagne ^.

Traversé dans ses projets, Frédéric ne laissa pas de tenir à Dôle une diète où il fit de nouveau proclamer Victor comme pape légitime ^. Irrité à la fois et contre Louis VII et contre le roi d'Angleterre qu'il avait invité avec ce prince à venir à Saint-Jean-de-Losne, il ne craignit pas de déclarer, en présence de la diète, que, s'il n'avait pas donné suite à son dessein de conférence, c'était que « ces petits rois, ces régents

1. « Virum piumet columbinsB simplicitatis. » Boson. Vita Alexand,

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