ALEXANDRE III
Tandis qu'Alexandre, dans la crainte de voir le schisme s'étendre, s'efforçait, par tous les moyens de conciliation et au détriment même de l'honneur du saint-siège, d*apaiser les dissentiments élevés entre lui et le roi d'Angleterre, Frédéric Barberousse, qui était demeuré en Allemagne depuis la diète de Wurtzbourg, se préparait à porter de nouveau ses armes en Italie. Il n'avait pas vu sans alarme le pontife rentrer à Rome et une ligue se renouer entre plusieurs des cités lombardes. En outre, il avait appris que l'empereur grec, Manuel Comnène, qui poursuivait l'idée do ^'agrandir en Occident, offrait alors ses secours à Alexandre *, comme il les avait jadis offerts à Adrien contre le roi de Sicile. Mais, dans le moment où, par suite des démêlés plus vifs de Henri H avec le saint-siège, Frédéric se croyait assuré de l'alliance de c:i prince, Guillaume le Mauvais était venu à mourir ^, laissant,