Sous le titre de Consulta Alexandri
3. Baron, anno 118^ n* 5. Jaffé, dans ses Regesta^ a donné le sommaire de plus de cinq cents lettres décrétales. Voir Migne. t. 200, p. 1319-1360.
4. Sans remonter plus haut qu'Eugéno III, voici ce que disait ce pape dans la lettre de canonisation de l'empereur Henri II (14 mars 1146), ep. 93, Migne, t. 180 : « Tametsi hujusmodi petitio nisi in generalibus conciliis admitti non.soleat, auctoritate tamen sanctae romanse ecclesis, quae omnium conciliorum firmamentum esl..,ejusdem memorabilis Yiri..memoriam inter lanctos de cœtero fieri censemus. » Alexandre, en canonisant Edouard le
plus dans les conciles généraux qu'un moyen d'imprimer une plus grande solennité aux décisions émanées de la volonté du saint-siège, et un contemporain désignait celui de ii79 sous le nom caractéristique de « concile du souverain pontife *. »
A regard des princes, la papauté avait également conservé une suprématie que Frédéric Barberoussc et Henri II avaient attaquée, mais non pas ébranlée. A- cette heure encore, la sanction du saint-siège paraissait indispensable à toute puissance nouvelle qui s'élevait on Europe. Le souverain de Constantinople, Manuel Gomnène, en offrant à Alexandre de le secourir contre Frédéric, avait demandé qu'en retour le pape lui conférât la couronne impériale d'Occident *. Henri H, qui, devenu maître de l'Irlande après la mort de Thomas Becket, y avait été reconnu roi, sollicita du pontife la confirmation de sa nouvelle souveraineté ^ Dans Tannée où se réunit le concile de Latran, le duc de Portugal, se plaçant de lui-même dans le vasselage de l'Église romaine, obtenait d'Alexandre, moyennant un cens annuel de quatre onces d'or, le titre de roi ^. L'année suivante, en 1180, Casimir II, duc de Pologne, sur le point de promulguer des lois pour ses États, en adressait le texte au pontife, alin que, revêtues de son approbation, elles en eussent, disait-il, plus de force et
Confesseur (7 février 1161, ep. 34, MiRoe, t. 200), failles mêmes réserves en termes presque semblables : « Quamvis negotium arduum et sublime non fréquenter soleat nisi in solemnibus conciliis de more concedi. » Ces réserres ne se retrouvent déjà plus dans la bulle de canonisation de Canut, roi de Danemark (8 nov. ilG9, ep. 633, Mignej. Pour la canonisation de S. Bernard, le pape se borne à dire : <c Âuctoritate apostolicse sedis sanctorumcatalogo duximos ascribendum. » Migne, 1. 185, p. 622-624. Le fait était alors assez nouveau pour être remarqué du biographe d'Alexandre, qui écrivait à propos de Thomas Becket (Boson. Vita Alexand. Watterich, t. II, p. 420) : c< Komanus pontifex.. eumdem canonizavit âuctoritate apostolica. »
i. « In generali concilie summi pontiflcis. » Trouillat, Documents de Bdle, I. 389.
2. Cette démarche qu'avait faite Tempereur grec en 1167 fut renouvelée par lui en 1170. Voir Boson. Vita Alexand, Watterich, t. II, p. 403, 404; 410, 411.
3. Rog. de Hoved. Annal, Anglic, Cf. Alexand. ep. 1002, 1003, Migne.