‹ La cour de Rome et l'esprit de réforme avant Luther;Chapitre 330 sur 357 · Otto de S. Blas. Chron, — Annal. Ceccan · texte numérisé non relu

Otto de S. Blas. Chron, — Annal. Ceccan

i. Pour les détails de cette cérémonie, voir Zeller, Hist, (VAllem, t. V, p. 109-U2.

3. u Ad portam HomaB (pontis sancti Pétri) et papa ibi cum licentiavit et ros^avit eam ut alio die adveniente recederet a territorio romano. » Annal, Ceccan. Au dire J'Arn. Lu^ec. loc. cil., il y aurait eu cortège à travers la ville et festin au palais de Latran; mais tout prouve que, sur ce point, ce chroniqueur a été mal informé.

4. C'est le 20 janvier 1210 que le marquis Azzo fut investi de la Marche d'Ancône. D'après Ricc. de S. Germ., lo duché de Spolète n'aurait été conféré k Diepold que plus tard, quand Otton s'était emparé de Capoue; mais ce Diepold figure déjà, comme duc de Spolète, dans des actes des 10 et 12 février 1240. Voir, à ces dates, BÔhmer, Befjesf. iînper. Stuttgart, ISi!). Cf. Gregorovius, Storia di Roma, t. V, p. 103.

semblant do légalité, il s'adressa à des juristes complaisants qui lui prouvèrent que, dans ses engagements envers le saintsiège, il avait outrepassé ses droits, et qu'il était obligé, comme empereur, de conserver ou de reprendre tout ce qui avait autrefois appartenu h l'Empire *. De la Toscane il se rendit en Lombardie, où il chercha également à fortilier son autorité; puis, revenant sur ses pas, il s'empara de Radiscofani, d'Orviotto, de Montefiascone, de Viterbe, et s'avança audacieusement sur le patrimoine même de saint Pierre ^.

Au premier bruit de ces entreprises, Innocent, oubliant que lui-même, pour triomplier plus sûrement de l'hérésie, avait prescrit la dissimulation à l'égard du comte de Toulouse, se montra d'abord comme accablé d'une telle duplicité. Écrivant, au mois de mars 1210, à l'archevêque de Ravenne : « Quelques-uns se raillent de notre douleur, disait-il, et nous reprochent d'avoir forgé de nos mains le fer qui nous blesse si cruellement. Que le Très-Haut réponde à notre place, lui qui, au témoignage de l'Écriture, a dit do luimême : Je me repens d'avoir fait thomme^, » Après de premiers et inutiles avertissements, quand il vit ce monarque perfide envahir le territoire romain, il lui adressa une lettre dans laquelle, rappelant les bienfaits dont l'avait comblé le saint-siège, il le menaçait, s'il ne mettait un terme à ses usurpations, do le frapper d'anathème^. Ottou se défendit par des arguments qui, dans des circonstances analogues, avaient été opposés plus d'une fois aux réclamations de l'Église romaine. Il contesta à Innocent, en vertu même de la mission supérieure d(mt il était revêtu, la légitimité de son pouvoir temporel. « Ncms sommes surpris d'im blâme que nous ne méritons pas, lui disait-il, car nous ne prétendons

1. Annal. Colon, max. anno 1209. — Chron. Mont. Seren, Menckcn, rer. german., t. II, p. 232.

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