Guillelm. Armor., ôd. Delabordo, p
3. <c Respondeat pro nobis Altissimus, qui ... legitur de se ipso dixisse : Pœnitel me fensse hominem. » Ep. XIII, 210.
4. Novembre 1210. Hahn, Coll. Monum. t. I, p. 149-152. Cf. Potlhasl, Reg. ponfif. n» 4133.
pas vous enlever le pouvoir spirituel inhérent à votre office; nous voulons, au contraire, que ce pouvoir soit partout respecté sous régide de notre autorité impériale. Mais il ne vous appartient pas de décider de nos intérêts temporels. Ce n*est pas à celui qui distribue les sacrements de siéger sur un tribunal profane; et, si vous avez pleine puissance sur les choses spirituelles, nous entendons régler à notre volonté le temporel de notre Empire *. »
Bravant les menaces du pape, Otton ne se contenta pas do soumettre à sa domination le centre de Tltalie. Il voulut enlever le royaume de Sicile au fils de Henri VI. Après avoir occupé le territoire pontifical et entouré Rome de garnisons allemandes, il descendit, par Rieti et les Abbruzes, dans Tltalie méridionale^. Favorisé par ce même parti allemand qui, pendant plusieurs années, y avait tenu en échec l'autorité du saint-siège, il s'empara, presque sans coup férir, de Salerne, de Capoue, de Naples, et se porta en vainqueur jusqu'aux bords extrêmes de la péninsule'. Le danger delà réunion de la Sicile à l'Empire se présentait encore une fois pour l'Église romaine. Innocent se détermina alors à exécuter ses menaces. Le 31 mars 1211, il frappait Otton d'anatlièmo, déliait de leurs serments tous ceux qui lui avaient juré fidélité et défendait de lui donner, à l'avenir, le titre d'empereur^. 11 prit une décision plus grave. Se résignant à détruire son propre ouvrage et faisant taire ses rancunes contre les Hohenstaufen, il résolut d'opposer le jeune roi de Sicile à Otton et de l'élever à l'Empire. Frédéric, alors âgé de seize ans et qui déjà avait pris en main le gouvernement de ses États, lui semblait seul capable, par les souvenirs at-