Ep, ad clerum Medioian» Jaffé-Wattenbach, n
4. Pagii not. apud Baron, anno 1066, n» 16.22. — Cf. Héfélé, Cane. t. VI, p. 430-433 ; 438-440.
5. Gregor. VII ad episc. Cabilon. 4 déc. 1073. Ep. I, 35. — Luchaire, ouvr. cité, t. Il, p. 72.
Entin, en Allemagne, Henri IV, devenu majeur, ne semblait avoir attendu le pouvoir que pour en montrer les excès *. Non seulement il disposait, à son gré et sans scrupule, des évôchés et des abbayes; mais, méprisant l'exemple que lui avait légué son père, il les livrait aux plus offrants, et Ton vit bientôt, à la cour du jeune monarque, se reproduire les scandales qui avaient marqué le règne de Conrad IL
Toutefois, en dépit des résistances que rencontrait encore Texécution de ses décrets, la papauté gagnait tout ensemble en hardiesse et en autorité. <( C'est à vous et à vos collègues, écrivait Alexandre à Tarchevôque de Reims, qu'on doit imputer les progrès que fait en Franco le vice de simonie; si les métropolitains refusaient de consacrer les évoques entachés de cette souillure, il y aurait moins de prélats portés à acheter leurs dignités ^. » En France, en Italie, des évoques, reconnus coupables de simonie, furent frappés de déposition ^. L'archevêque de Milan, Gui, avait été excommunié pour ce fait, avant qu'il se fût démis de son siège *. Son successeur Godefroi fut excommunié à son tour *, et, malgré l'investiture que lui avait conférée Henri IV, le pontife réussit à lui opposer, non, il est vrai, sans difficulté, un prélat élu selon les règles canoniques *. A Crémone, à Plaisance, les ecclésiastiques concubinaires furent destitués de leurs offices. Déjà, en plus d'une localité, les fidèles et une partie même du clergé se déclaraient pour les réformes ^. Los légats, de leur côté, no se bornaient plus, comme auparavant, à notifier les décrets du saint-siège ou à en proscrire l'application '; ils frappaient les prélats qui violaient ces décrets,