‹ La cour de Rome et l'esprit de réforme avant Luther;Chapitre 33 sur 357 · Jaffé-Wattenbach, années · texte numérisé non relu

Jaffé-Wattenbach, années

3. fc Antiqui hostis invidia, antichristum ogerens de sentinâ, tantlB... roxnanam ecelesiam perqninquennium oppressit periculis^ut intestina nostrœ specialis ecclesiœ negotia vix possemus ventilare, nedùm longinqua ad plénum extricare; verùm.., serenoredditOfforensibasjàmoccarrereyalemus.» Ep. Alex, ïl ad archiep. Remens. ^ anno 1066. Migne, t. 146, p. 1316.

avaient presque tous pour objet la régénération do l'Église *. Malgré tant de louables efforts, il s'en fallait que ces décrets do réforme, si souvent publiés ou rappelés depuis Léon IX, fussent encore observés. Alexandre, dans une lettre à Tarchevèque de Reims, se plaignait qu'en France, où les règles de l'Église s'étaient cependant moins affaiblies que dans les autres États de l'Occident, la simonie, au lieu de diminuer, eût fait de nouveaux progrès *. En Italie, on avait vu le prélat le plus considérable de l'Église lombarde. Gui, archevêque de Milan, bien qu'il eût adhéré aux décrets de Nicolas II, se livrer impudemment à un trafic réprouvé par les canons '. Dans cette même ville de Milan, en 1067, un prêtre du nom d'Ariald, qui, soutenu par un certain nombre de fidèles, s'était fait Tardent auxiliaire des sévérités du saint-siège contre la simonie et le concubinat ecclésiastique, avait été massacré par des clercs, après avoir eu le nez coupé, la langue et les yeux arrachés *. Obligé do quitter la ville à la suite de ce meurtre qui avait soulevé les partisans d'Ariald et dont ils l'accusaient d'avoir été l'instigateur, l'archevêque avait cédé son siège à prix d'argent au sousdiacre Godefroi, lequel, à l'imitation de son prédécesseur, s'était mis à vendre les offices et les ordinations. Si les évêques violaient ainsi les prescriptions apostoliques, encore moins les princes se faisaient-ils faute de ne les pas observer. Sur la fin du pontificat d'Alexandre, Philippe I®', qui régnait alors en France, refusait ouvertement l'investiture aux évoques qui, nommés ou non par la voie de l'élection, ne versaient pas entre ses mains le prix de leurs dignités ^

1. Mars 1068, mai 1870, fév. 1872, fév. 1073. En 1065, il avait réuni à Rome un concile sur lequel on n'a pas de renseignements. Au mois d*août 1067, il en tint un autre à Melfi où l'on ne parait avoir traité que de questions relatives aux Normands.

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