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7. Rog. de Wendov. — Matth. Paris. Chron. maj\ anno 1215. Cf., Biblioth. de l'Ec. des Chartes, année 1858, p. 118, article de M. G. Servois.
La Gour de Rome. 27
interdisait aux ecclésiastiques non seulement de prononcer aucun jugement qui entraînât Telfusion du sang, mais même d'assister à l'exécution de ces sentences *. Or n'était-ce pas sous les yeux des évêques ot plus d'une fois sur Tordre des légats que, dans le midi de la France, des milliers d'hommes, accusés ou seulement suspects d'horésio, avaient été massacrés on jetés dans les flammes ^?
Les questions de discipline ecclésiastique ne furent pas les seules qui occupèrent le synode. La lutte qui venait de se terminer au delà des Alpes entre Otton et Frédéric eut dans cette assemblée son dernier retentissement. On confirma la déposition d'Otton, et Frédéric fut reconnu solennellement comme roi des Romains ^ Pour compléter le résultat des événements accomplis en Allemagne, il ne restait plus, suivant les desseins du pontife, qu'à procéder à la séparation de la Sicile et de l'Empire, séparation que Frédéric allait bientôt consacrer par un acte public. La croisade contre les Albigeois eut aussi dans ce concile son dernier épisode. Le comte de Toulouse s'y était présenté accompagné de son jeune fils, depuis Raimond VII, pour réclamer les domaines dont il prétendait avoir été dépossédé au mépris de toute justice. Il trouva des défenseurs parmi quelques prélats, et Innocent parut un moment ébranlé. Mais d'autres objectèrent que, si l'on satisfaisait à cette réclamation,!* Église, dans ces provinces, irait infailliblement à sa ruine. Le pape, qui hésitait sans doute à désavouer l'œuvre de ses légats, se rendit à ces objections. Par une sentence, il confirma à Simon de Montfort les possessions qu'il tenait de la conquête et déclara Raimond VI à jamais dépouillé de ses domaines. Les pays où n'avaient pas pénétré les armes des croisés, tels que les marquisats de Beaucaire et de Provence, furent toutefois réservés, et l'on décida qu'ils