‹ La cour de Rome et l'esprit de réforme avant Luther;Chapitre 351 sur 357 · Hurler, HisL (Vlnnoc. III, t. III, p · texte numérisé non relu

Hurler, HisL (Vlnnoc. III, t. III, p

3. Elles eurent lieu la première le 11 novembre, la seconde le SO, et la troisième le 30. Pour les actes de ce concile, voir Iléfélé, Conc. t. VIII, p. 112-161.

4. (( Recitata sunt in concilio capitula sexaginta (septuaginta). » Rog. de Wendov.

même qu'il décida que, tous les trois ans, des chapitres généraux seraient tonus parles chefs d'ordres monastiques*. Mais do quelle efficacité pouvaient être des prescriptions, si sages ou si utiles qu'elles fussent, quand Innocent maintenait par des dispositions particulières ou autorisait par certains de ses actes les abus qu'il prétendait proscrire ? Il prohibait expressément par un canon la pluralité des bénéfices, dont l'abus commençait alors à s'étendre aux prélatures, et, dans le même canon, il réservait au saint-siège la faculté de contrevenir à cette prohibition ^. Afin d'empêcher les querelles trop fréquentes entre le clergé séculier et le clergé régulier, il défendait aux abbés d'usurper sur les attributions épiscopales ^. et les religieux qu'il avait envoyés dans le Languedoc pour réprimer l'hérésie avaient reçu, par délégation spéciale, autorité sur lesévêques. Il établissait qu'à l'avenir aucun siège épiscopal ne pourrait demeurer plus de trois mois sans titulaire ^, et lui-même, par le fait d'enquêtes qu'il avait ordonnées sur certaines élections, avait laissé, durant deux ou trois années, des évêchés vacants ^ Il y a plus: à la suite de divers canons où il condamnait la simonie, il en rendait un contre l'usure*, flétrie de tout temps par l'Église ; et néanmoins, à Tissue du concile, alléguant les besoins du saint-siège, il contraignit les prélats à verser des sommes considérables qu'ils durent emprunter, à un taux usuraire, à ces banquiers italiens dont la cour de Rome commençait à utiliser les services et qu'on appela plus tard « les marchands du pape. » Le seul évêque de Worcester, sacré alors archevêque d'York de la main du pontife, retourna en Angleterre endetté de dix mille livres sterling^. Innocent donna les preuves d'une plus étrange contradiction. Par un canon qu'on ne pouvait qu'approuver, il

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