GRÉGOIRE VII
Ces rapides progrès que, de 1049 à 1073, avait faits la pa pauté étaient, pour la plus grande part, Touvrage dllildobrand, qui avait conseillé, puis dirigé la conduite des pontifes qui s'étaient succédé durant cet intervalle, et dont plusieurs lui devaient leur élection. Devenu, sous Alexandre II, chancelier de rÉglise romaine, il y exerçait alors un tel ascendant, qu'il envoyait en son propre nom lettres et légats *; que les évèques et les princes lui adressaient leurs messages ou leurs ambassadeurs *, et que, selon un mot de Pierre Damien, si Tautorité semblait appartenir au pape, elle appartenait en réalité à Hildebrand « maître du pape '. » C*était à son instigation et malgré la vive opposition de quelques-uns des cardinaux, qu'Alexandre avait favorisé l'expédition de Guillaume en Angleterre *. C'était lui qui avait transmis à Henri IV les récentes admonestations que ce prince avait reçues du
1. Greg. Ep. L 13 ; II, 77 ; VII, 23. Monum. Gregor. édit. Jaffé,
2. £p. II, 51. Voy. dans Migne, t. 148, p. 733 et ss., des lettres de Lanfranc» archevéqae de Gantorbéry, et de Sigefroi, archevêque de Mayence, adressées à Hildebrand.
3. « Plus domino Papse quàm domno pareo Pap». » Petr. Dam. ad Hildebr. Carmina»