Ep. 1, 1, 2, 3. Cf. 1, 13 ; II, 49; III, 10 a; VII, 14 a
4. Telle est, à notre sens, la meUIeare interprétation qa'on doive donner du récit de l'annaliste Lambert (Pertz, ss. V, 194) sur lequel se fondent principalement ces historiens. Gomment Grégoire aurait-il demandé à Henri de confirmer son élection et lui aurait-il reconnu par cela môme le droit de le rejeter, lorsque, aussitôt élu, il agissait en pontife et que, dés le 6 mai 1073 (Ep. I, 9), il annonçait le ferme dessein de sévir contre ce prince? D'ailleurs l'annaliste Lambert dit que Grégoire avait attendu la confirmation du roi pour se faire sacrer, mais non pas qu'il avait sollicité cette confirmation. Quant à la lettre que mentionne Bonizo {Ub. ad am, 1. VII) et par laquelle Grégoire, regrettant son élection, aurait demandé à Henri de ne la point ratifier, elle est avec raison considérée comme suspecte. Parmi les érudits allemands Héfélé {Conc, t. VI* p. 463-467) est l'un de ceux qui ont soutenu le plus vivement que Grégoire avait demandé à Henri de confirmer son élection. En revanche, on a été jusqu'à prétendre, en ces derniers temps, que Grégoire ne l'avait pas même notifiée à ce monarque (Pflngk-Hartlang, Neuet Archiv, XIII Bd, heft 2), ce qui n'est guère plus
bards n'apprirent pas sans alarme Télévation d'un homme dont ils savaient les idées absolues et le caractère inflexible, et ils cherchèrent à persuader au jeune monarque de se prévaloir des droits que lui reconnaissait le décret de Nicolas II pour y refuser son consentements Mais Henri, menacé alors d'une révolte générale des Saxons, ne jugea pas à propos d'ajouter à ses difficultés intérieures en.soulevant tout d'abord un conflit avec Rome. Il voulut néanmoins paraître maintenir ses prérogatives, et, après un semblant d'enquête sur l'élection de Grégoire, il envoya l'évêque de Verceil porter son adhésion et assister, en son nom, au sacre du nouveau pape^ C'était la dernière fois que devait être appliqué le droit de confirmation qu'avaient si longtemps possédé les empereurs.
Grégoire n'avait pas attendu cette adhésion de Henri IV pour entrer dans l'exercice de son rôle. Obéissant à la volonté de l'Esprit saint qu'il croyait s'être manifestée dans le fait de son élection, on le vit déployer aussitôt une activité extraordinaire. Il ne se contenta pas de notifier aux évêques des divers États, comme aux princes les plus éloignés, tels que le roi de Danemark, son élévation au saint-siège; plusieurs de ceux qu'il informait de son élection furent invités à se rendre sans retard à Rome, pour conférer avec lui sur la situation de l'Église et celle de la chrétienté ^ A peine sacré, il envoyait des légats en Lombardie, en Sardaigne, en Espagne, en Bohême,
yraîsemblable, le pontife, ainsi que ses lettres l'attestent, ayant fait cette notification à plusieurs autres princes.