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deux côtés il aurait à soutenir. De là l'hésitation qu'il avait montrée jusqu'ici à prendre un rôle qui le poussait inévitablement au travers des orages *; de là Tanxiété qui s'empara de lui lors de son élection. « Cette élection qui vous comble de joie, écrivait-il à un prince lidèle, me remplit d'inquiétude, d'amertume et de douleur*. » Il avouait lui-même qu'à cette heure décisive la crainte, la terreur le saisirent, et qu'il se vit un instant comme enveloppé de ténèbres ^
En acceptant le pontificat que lui déférait le vœu unanime des Romains, Hildobrand avait adopté le nom, rendu par lui si célèbre, do Grégoire VII. On no saurait admettre, avec certains historiens, qu'il ait demandé à Henri IV de confirmer son élection. Une semblable démarche, en montrant qu'il faisait dépendre de l'approbation du roi la validité de cette élection, eût été en contradiction avec toute sa conduite antérieure. Il se borna, selon toute vraisemblance, à en instruire Henri IV, et, s'il retarda de deux mois la cérémonie de son ordination, ce fut. ou pour ne point marquer une hâte d'où l'on eût pu conclure qu'il redoutait l'opposition de ce prince, ou pour se conformer en quelque manière au décret de 1059, en laissant à Henri la faculté d'envoyer, selon les traditions, des délégués à son sacre *, Les évêques allemands et lom-