Id. e. 72. — Annal. Benevent. anno
5. Id. 1. lY, e. 2. Bernold, dans sa chronique (anno 1088) dit à tort que l'élection eut lieu à Rome.
nal-6vèque d'Ostio, dont Grégoire avait également, au défaut de Didier, recommandé l'élection*. Sacré dans l'église du même lieu ^, le nouvel élu adopta le nom d'Urbain II. Français de naissance et de famille noble, Urbain avait été archidiacre do l'église do Reims, puis moincet prieurà l'abbaye de Cluny, d'où il avait été appelé à Rome par Grégoire qui l'avait fait évêque d'Ostie^ et dont il était devenu un ardent partisan *. Ferme, actif, éloquent, avec une hauteur de sentiments qui n'excluait pas la prudence, il mit ces quaUtés au service de la cause qu'il avait embrassée et fut le véritable successeur de Grégoire. Le jour même qui suivit son élection, écrivant aux évêques orthodoxes d'Allemagne pour la leur notifier : « Ayez en moi, leur mandait-il, la même confiance que vous aviez dans notre bienheureux père, le pape Grégoire. Résolu à marcher sur ses traces, je rejette tout ce qu'il a rejeté, je condamne tout ce qu'il a condamné, j'aime tout ce qu'il a aimé, et je m'associe en toutes choses à ses pensées et à SOS actes. Aidez-moi, comme vous l'avez aidé, de votre zèle et de votre constance, et montrez-vous, dans le combat de ce jour, les valeureux soldats du Seigneur ^ »
C'était à un combat en effet que se préparait Urbain, combat qui était la continuation de celui qu'avait soutenu Grégoire. Il écrivit aussitôt en France, en ^'Espagne, en Angleterre, demandant à certains membres du clergé, tels que l'abbé de Cluny, de venir l'assister de leurs conseils, à tous d'unir leurs efforts aux siens pour remettre à flot « la barque presque submergée de saint Pierre *. » De Terracine il se rendit d'abord dans la Basse Italie', où il voulait sans doute