‹ La cour de Rome et l'esprit de réforme avant Luther;Chapitre 74 sur 357 · Pandulf. in Vita Gelasii II. Cf. Ruinart, c · texte numérisé non relu

Pandulf. in Vita Gelasii II. Cf. Ruinart, c

6. Héfélé, Conc. t. Vil, p. 9, 18. Cf. Jaffé-Watenbach à la date du 10 sept. 1089, qui est celle du concile.

Europe les esprits en sa faveur, qu'il se voyait déjà reconnu d'une partie notable de TOccident. En Angleterre, il est vrai, Guillaume le Roux, qui avait succédé au Conquérant, ne s'était prononcé ni pour Urbain, ni pour Guibcrt, et il avait voulu imposer cette neutralité aux évêques de son royaume*. Mais TEspagne chrétienne * et tout le clergé de France avaient, dès le début, reconnu Urbain. En Lombardie même, rarchevêque de Milan, bien qu'il tînt sa dignité de Henri IV, lui avait fait adhésion '; et, avant que le pontife se fût éloigné do Rome, le roi de France, Phihppe !•', lui avait transmis, dans des lettres particulières, les assurances de sa fidélité *.

De quelque appui que ces adhésions fussent pour Urbain, elles ne suffisaient pas à le protéger contre les entreprises qu'il pouvait craindre de Henri IV, et il chercha des secours plus efficaces. La mort récente d'Hermann de Luxembourg * avait délivré Henri du compétiteur que Grégoire VII avait tenté de lui opposer, et les circonstances ne semblaient pas favorables en Allemagne à l'élection d'un nouveau roi. Urbain s'adressa à la comtesse Mathilde, cette fidèle amie de Grégoire, dont plusieurs princes en Europe convoitaient le riche héritage qu'on ne savait pas assuré d'avance à l'Église romaine. Elle était alors veuve, depuis treize ans, du Lorrain Gottfried le Bossu, dont, par une de ces ferveurs de mysticisme qui n'étaient pas rares à ces époques troublées, elle n'avait été que l'épouse spirituelle *. Sur les instances du pontife, elle consentit à épouser, sous les chastes réserves qui plaisaient à sa piété, le jeune

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