Baron, anno 1100, n
3. Voir les lettres adressées à ce sujet par Pascal aux princes et aux fidèles d'Espagne; £p. 26, 44, Migne.
4. Orderic. Vital. 1. X, c. 2. Cf. Jaffé-Wattenbach, sept. 1100.
5. « Per Transtyberim propter insidias Inimlcorum in ecclesiaB. Pétri... corpus ejus (Urbani) delatum est. » Pand. Pisan.
le nouvel antipape alla expier dans un couvent son ambition imprudente *. Henri IV lui-même se montra disposé à entrer dans des voies do conciliation. Cédant aux exhortations des princes allemands qu'il avait rassemblés dans une diète à Mayence, il annonça l'intention d'aller prochainement à Rome, afin d'y rétablir, disait-il, l'union rompue depuis tant d'années entre le sacerdoce et l'Empire ^.
Le soin d'achever la défaite de Henri IV et, avec lui, de ce qui restait encore du parti hétérodoxe, n'était pas le seul qui eût été légué à Pascal par son prédécesseur. Moins d'une année après son avènement, de premières difficultés s'élevaient en Angleterre sur les investitures, au sujet desquelles Urbain s'était prononcé avec plus de zèle que de circonspection. A l'exemple de Guillaume le Conquérant, qui avait tenu le clergé dans son entière dépendance, mais qui du moins avait respecté la religion et secondé le saint-siège dans sa réforme des mœurs ecclésiastiques, Guillaume le Roux s'était attribué le droit de nommer aux charges de l'Église et d'en conffirer l'investiture par la crosse et l'anneau. Henri I*', qui venait de succéder à son frère Guillaume le Roux ', n'entendait pas être moins maître que lui des évèchés de son royaume; et l'archevêque de Cantorbéry, Anselme, étant alors rentré en Angleterre, il avait exigé que, selon la coutume, ce prélat prêtât serment de vassalité pour son bénéfice archiépiscopal *. Anselme ayant objecté les décrets publiés par Urbain
i. Jaffé-Wattenbach, Theodericus antipapa, anno 1100.
2. Annal. Hildesheim, anno 1101 (Pertz, ss. III, 107). Cf. Ekkehard, Cliron, univers, anno 1102 (Variante c, Pertz, ss. VI, p. 223). L'auteur des Annal. Hildesheim. place à la Noël 1101 la réunion de cette iliète; mais, l'année commençant alors en Allemagne à la Noël, on doit lire 1100.