‹ La cour de Rome et l'esprit de réforme avant Luther;Chapitre 98 sur 357 · Voy. Ekkehard. anno 1099. Cf. id. anno · texte numérisé non relu

Voy. Ekkehard. anno 1099. Cf. id. anno

3. Mansi, Conc. XX, 1147. Cf. une lettre de Pascal à Tarchevôque de Cantorbéry du 25 avril H02, ep. 73, Migne.

4. « Promitto obedientiam... domino Paschali ejusque successoribus sab testlmonio Christi et ecclesise, afûrmans quod affirmât, damnans quod damnât sancta et universalis ecclesia. »

formulée dans les anciens conciles : « Comment vous montrez-vous surpris, lui écrivit Pascal, que nous vous demandions un serment qui intéresse aussi manifestement Tunité et la discipline de TÉglise ? Puisque vous sollicitez de la chaire apostolique les insignes de votre dignité, n*est-il pas juste que, de votre côté, vous lui donniez des marques de soumission ? Vous dites qu'on ne trouve rien de semblable dans les actes des conciles. Mais les conciles ont-ils jamais fait la loi à rÉglise romaine, et n'est-ce pas d'elle, au contraire, et de la sanction du pontife de Rome qu'ils reçoivent leur autorité ? * » On ne pouvait dire plus clairement que l'autorité du pape était supérieure à celle des conciles. C'était ainsi qu'au milieu même des difficultés du schisme, la papauté augmentait par degrés son pouvoir dans l'Église.

Pascal ne se borna pas, à l'égard de l'empereur, à la sentence rigoureuse dont il l'avait frappé ; il chercha à l'affaiblir en Allemagne, comme Urbain l'avait jadis affaibli en Italie. Il adressa à plusieurs princes allemands et, en particulier, au duc de Bavière des lettres pressantes, où il les conjurait, au nom de la foi, d'abandonner la cause d'un monarque rebelle^. Il fit plus ; il fomenta ouvertement la guerre contre Henri IV. Au mois de janvier 1103, apprenant que Robert, comte de Flandre, alors revenu de la Terre sainte, poursuivait avec sévérité les schismatiques dans ses domaines, il lui manda de tourner son zèle contre les ccch^siastiques de Liège, qui, par leur coupable attachement à l'empereur, s'étaient eux-mêmes séparés de la communion de l'Église. « Il est un plus grand objet, ajoutait-il, que nous signalons à votre piété. Poursuivez partout, selon vos forces, Henri, chef des hérétiques. Nous ordonnons cette entreprise, à vous et à vos vassaux, pour la rémission de vos péchés et comme un moyen de gagner la Jérusalem céleste '. » Ni Urbain, ni Grégoire, au plus

1. Voir cette lettredans Baron, anno 1102, n* 5-11. Cf. ibid. not. Pagii ; Jaflfé-Wattenbach, n» 6570.

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