ACTE PREMIER H
PITOÏS.
Quelle pile ?..
VOLTËFACE, se frottant lei mains.
Flanquée par vous à Alexibus, et que la gazette qualifie si heureusement fie bro>sée historique!.. Dix-sept mille hommes d’un côté, un curieux de l’autre... Nous savons ça.
PÉTAÜD.
Vous n’y êtes pas du tout, mes enfants!
TOUS
Comment?
Pataud leur fait un signe et remonte arec eux. — 11* ferment loi troii portières du fond, puis redescendent en silence.
PETAÜD.
Vous avez la première édition.
VOLTEFACE.
O ciel!.. , est-ce que...
PÉTAtJD.
Je viens de donner l’ordre qu’on n’imprimât pas la seconde... Car la vérité, mes pauvres enfants, c’est que...
ZÉRO
Eh bien 1
VOLTEFACE.
Je palpite !
P1TOIS
Nous palpitons tond !
PÉTAÜD.
Cette pile... c’est moi qui l’ai reçue !
Mouvement général.
UONBEAÇ.
Mes enfants, je perds mon empire,
L’honneur, la gloire, et coetera !
Et pourtant, je dois vous le dire,
Gaiement.
Je suis content d'avoir vu ça 1
TOUS
11 est content d’avoir vu ça !
PÉTAUD
Dès le matin, au boute-selle.
Chacun avait le sac au dos,
Et moi, je prenais avec zèle Quelques verres d’un vieux bordeaux.
Bientôt, vers le champ de bataille,
Nous nous dirigeons, pleins d’ardeur.
Je lire, en passant, une caille....
Vous savez que je suis chasseur !
Enfin, on traverse un village,
Clairons et tambours en avant I Les femmes pleuraient au passage,
Les canards fuyaient en criant !
Mes enfants, je perds mon empire, L’honneur, la gloire, et cœtera 1 El pourtant, je dois vous le dire.
Gaiement.
Je suis content d’avoir vu ça !
TOUS
Il est content d’avoir vu ça I
PÉTAUD
Ce n’est plus le moment de rire,
Nous arrivons sur le terrain ;
On voit tous les sabres reluire,
On entend résonner l’airain !
Patatras ! l’ennemi s’élance...
Ai»
Nous reculons pour le tromper ;
Mais lui, comme un lâche, s’avance...
No us nous mettons à galoper !
Hélas ! quelle manoeuvre adroite Mettra l’aile gauche en avant?...
Elle suit bientôt l’aile droite, „
Qui décampait en me suivant!