SCÈNE VII
Les Mêmes, moins PÉTAUD.
ZÉRO
Maintenant qu’il n’est plus là, messeigneurs, il serait bon de nous entendre...
pitois.
Et de prendre nos mesures en conséqnence.
VOLTEFÀCE.
Puissamment raisonné !... Examinons froidement la situation... elle est claire... Alexibus est victorieux... et notre pauvre roi Pétaud VIII... (Tirant son mouchoir.) vous permettez un pleur... (il se mouche.) nà !... j’espère qu’on ne m’accusera pas d’être insensible au malheur!... mais enfin, nous avons une position à sauvegarder...
TOCS.
C’est juste.
VOLTEFACE.
Et de la famille !...
, PITOIS
Vous n’en avez pas.
VOLTEFACE.
Je n’en ai pas... mais je pourrais en avoir. — . Enfin, messieurs, ne discutons pas... agissons!... Que ceux qui veulent présenter leurs hommages à Alexibus passent à droite ! (tou* •e précipiUnt & droite, gauche du public.) Oh! les honrtttMJS ! (iteTo-
nant au milieu arec lei autrei.) * Je ne Crois pas qu’une COntre-
épreuve soit nécessaire.
ZÉRO
Ça n’est pas que nous soyons ingrats !...
TOUS, arec indignation.
Oh!...
VOLTEFACE.
Ingrats, nous! messieurs, — je !e dis hautement, — si Pétaud VIII avait été vainqueur, nos opinions n’auraient pas bronché 1
t ous.
Certes !
VOLTEFACE.
Lorsqu’il nous a consultés, qu’est-ce que nous lui avons conseillé ?
ZÉRO
De livrer bataille !
VOLTEFACE, avec force.
Mais jamais, au grand jamais, nous ne lui avons conseillé de se laisser battre !... Donc, nous sommes parfaitement dans notre droit. — Seulement, messieurs, convenons d’une chose... c’e6t que nous irons tous à sa brasserie... (Otant son chapeau.) à la brasserie des Martyrs 1
TOUS, se découvrant.
A la brasserie des Martyrs !
A es moment, on entend des cris de joie qui viennent de ta ehambre de
droite.
VOLTEFACE, remontant, ainsi que les autres.
Ces cris ! dans la chambre de la reine !...
Mademoiselle de Formerose, mademoiselle de Belleausoir, madame de la Pinchelte et madame de Bois-Pigeon, suivies d’autres dames, sortent de chez la reine.
* Corbillon, Zéro, Volteface, Pitois, Tournebrido et Trombetto au deuxième plan.