LES CONSEILLERS
Très-bien ! très-bien !
VOLTEFACE, avec force.
Oui, messieurs, quand un prince veut la vérité, qui donc la lui dira, si ce n’est ses fidèles courtisans?... et dût l’exil
élre la récompense de mon audace, j’ajouterai qu’elle marchera sur les traces de sou père!... J’ai dit... Prenez ma tète maintenant !
Il se rassied majestueusement.
PÉTAUD
Cette franchise ne me déplaît pas!... mais, sapristi !... je vous demande où en est l’éducation qui a été inculquée à Girandole. — Quand Aîexibus, il y a dix-sept ans, a prononcé les paroles... (a ce moment. Pitois 1ère la main.) Oui... mais revenez vite... (Pitois sort gravement par la droite. — Continuant.) mémorables que vous savez : Si la fille ne garde pas la même innocence... et coûtera, et cœlera, et caetera... comme rien de beau ne devait chatouiller ses regards, je me suis abstenu de trop paraître devant elle, me contentant de l’embrasser tous les §oirs et tous les matins : — « Bonjour, ma fille, — Bonjour, papa... » et je m’éclipsais. — C’est vous que j*ai chargés de cette éducation... je ne trouve pas le mot... trouvezmoi donc le mol, messieurs.
VOLTEFACE, se levant et pliant le genou.
Comment voulez-vous que nous trouvions un mot qui ne vous vient pas, prince?
U ae relève. — A ce moment, Pitois rentre gravement par la droite, sons
rien dire.
PÉTAUD, se levant, ainsi que les conseillers, et s’adressant à Pitois.
Ah ! je l’ai trouvé, Pitois!... éducation dindonniôre !
TOUS
Ah ! bravo !
Dindonniôre... parfait !
PITOIS, bas è Volteface.
Qu’est-ce qu’il a dit ?
VOLTEFACE, bas.
Dindonnière.
PITOIS, sans comprendre .
Dindonnière... parfait !
ZERO, Â part.
11 a trouvé çà tout seul i