A/V\A/NA H
jjL'individu qui prépare le kumi, allume l'encens de Kanus."
D'après le contexte , le premier mot doit commencer par un k ; mais le trait | étant resté, j'ai cru nécessaire de ne pas le changer, et en le comparant avec la planche LXIV, je crois devoir lire le groupe sa-kesenti ou kersenti-sa. Un individu artiste qui prépare quelque chose. Comp. Brugshdict. s. V. m a s e n i pag. 639 , l'allitération de notre texte me fait
penser que nous devons lire le signe ^ dans ce groupe, non pas mes, mais kes.
Kanes ou kanus, est suivi dé 9.1? Q^î ^^ présente pas de sens: je propose de lire c^^. Kenus est une contrée de la Nubie.
La planche LXV de Dûmichén représente une courorinie; le texte est mutilé aussi.
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Le premier oiseau doit être là, peut-être, à cause deTallitération, ^^ t'. Alors nous lirons T'akar; mais Akr, ou plutôt Ark, était un nom de ville au sud de l'Egypte dans TAbyssinie, ^ "^^ ^^^ des listes, Algeden, Algodene / de nos jours. Mariette, listes de Karnak p. 54. C'est alors l'étranger d'Arak, ou d'Alka qui se dirige, '^^, semblable à -^^^^ *=* ^ A, vers la frontière de Tennu, ou
Tahennu, pays au sud de l'Egypte, près de Pount (Br. Zeitschr. 1882, p. 34.) Il allume l'Anti, l'encens
i n ; peut-être le signe qui manque doit il être <=>. |, [1 . Br.
Dict. 1697, brûler, se trouve très souvent dans les recettes de l'encens , k y p h i. A n t i est exprimé par l'individu qui recule
an. Ce mot a été écrit m o ^ou n^o©; Comp. Br. Dict.
203. L'anti, l'encens, était un des plus précieux produits de Pount, des Somali. Tent-t'a signifie un haut trône, parfois sous un baldaquin.
Cette couronne vient donc aussi des frontières de l'Egypte , de l'Abessynie. L'habitant d'Alka se rend aux frontières de Tennu; il brûle l'encens devant le trône du dieu.
Mais le dernier texte nous apprend encore plus précisément que les couronnes venaient des Somali; Dûmichén
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„Le jardinier taille les arbres sur ce domaine de Pount."
„I1 coupe les plantes odoriférantes de Tanuter, Socotera."
Xau-u sont probablement des feuilles fraiches, ou sèches, qu'on apportait des S orna lis pour les recettes du Kyphi, pour lesquelles les prêtres se donnaient tant de peine. Brugsch traduit la phrase comme suit en allemand, p. 1067: Der Balsam Schneider trennt los (se. den Balsam) auf dem gebiete des Landes Punt (einsammlen die wohlriechenden Hôlzer von Arabia felix.)
Soit qu'on cultivât alors les plantes du Somali dans un jardin du temple, soit qu'on les fît venir de ce pays, comme la reine Makara de la XVm« dynastie le faisait, en tout cas nous voyons que depuis la XVni'- dynastie on les employait pour les odeurs à brûler et pour les couronnes offertes aux dieux ^ ou mises sur les têtes des momies.
P.S. Depuis que j'ai lu cet article devant l'assemblée du congrès dans la section africaine, il paru deux études sur les plantes de l'Egypte ancienne.
G. ScHWEiNFURTH : Nouo Boitrago zur Flora des alten Aegypten. (Briefliche Mittheilung an Herrn P. Ascherson).
Bulletin de L'institut Égyptien, 1882. De la Flore Pharaonique par M. Schweinfurt.
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